L’élection de M. Trump a crevé la bulle des dirigeants de Google

L’élection de M. Trump a crevé la bulle des dirigeants de Google

lun, 17/09/2018 – 17:30
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Le site Breitbart vient de partager une vidéo confidentielle qui illustre la panique des dirigeants de cette firme en 2016. 

Voici la ou les sources de cet article : Breitbart, Le Figaro, Télérama, YA-GRAPHICMediapart et Wikipédia / Voici la source de la photo : Gage Skidmore, FlickrCC BY-SA 2.0

L'élection de Donald Trump a provoqué une onde de choc jamais vue en matière de couverture médiatique. Les ténors du monde de l'information ont poussé les hauts cris en affirmant que les Russes et d'autres sources d'influence auraient truqué le résultat de cette élection en diffusant des « fake news » reprises en boucles par les médias sociaux.

Crise de panique chez les libéraux-libertaires

Cette levée de boucliers se traduira, au début de 2017, par des politiques de resserrement du contrôle sur la circulation de l'information sur Internet. Le Peuple a déjà publié toute une série d'articles au sujet de la chasse aux « fake news » et des conséquences politiques de cette opération.

Nous avons démontré que le gouvernement Trudeau, via son ancienne ministre du Patrimoine, avait été jusqu'à établir un modus operandi avec la firme Facebook afin de filtrer les contenus jugés « non conformes ». Toutefois, nous n'avions pas encore abordé le cas de Google, ce moteur de recherche détenu par la société Alphabet.

Google tente de faire de la gestion de crise

La vidéo divulguée par Breitbart, le 12 septembre dernier, témoigne de l'état d'esprit qui règne au sein de la haute direction de cette entreprise fondée par Larry Page et Sergueï Brin. On y a filmé une réunion hebdomadaire, baptisée « Thank God It's Friday », à laquelle participaient les deux fondateurs afin d'encadrer la réaction de leurs employés face à l'élection de Trump.

Un des cofondateurs de Google, Sergueï Brin, a été jusqu'à comparer les partisans de Trump à des fascistes, selon ce que rapporte Breitbart. Manifestement dérouté par ce résultat électoral, M. Brin a tenté une explication en comparant la désaffection de l'électeur lambda américain avec un phénomène semblable qui aurait poussé les populations européennes à opter pour le fascisme et le communisme durant les années 1920 et 1930.

La supériorité morale de Google

Laissant tomber toute forme de convenance, il a avoué être « profondément offensé » par l'élection de Trump et martèle que ce dénouement politique « entre en conflit avec plusieurs valeurs [prisées chez Google] ».

Voulant prendre les grands moyens pour qu'un tel événement (l'élection de Trump) ne se reproduise plus, le même interlocuteur s'est mis à lancer un défi à ses employés afin que Google puisse contribuer à l'avènement d'une « meilleure qualité de gouvernance et de prise de décision » sur le plan politique.

Renchérissant, le Vice-Président pour les Affaires mondiales, Kent Walker, n'a pas hésité à soutenir que les partisans des causes populistes sont motivés par « une peur, pas seulement aux États-Unis, mais partout sur la planète, qui alimente la xénophobie, la haine, et la soif d'obtenir des réponses qui sont déjà là ou qui n'existent tout simplement pas ».

Manipuler l'information pour arriver à ses fins

Résolument libéraux, les dirigeants de Google estiment que les conservateurs doivent être réduits au silence et c'est dans ce sens qu'ils ont tenté de manipuler à plusieurs reprises les algorithmes de leur moteur de recherche. Rappelons qu'un algorithme est, selon Wikipédia, « une suite finie et non ambiguë d'opérations ou d'instructions [mathématiques] permettant de résoudre un problème ou d'obtenir un résultat ».

C'est un algorithme célèbre qui est à l'origine de l'efficacité de Google. Cet algorithme effectue un classement en fonction de la popularité des pages web visitées et il permet au moteur de recherche Google de répondre en une fraction de seconde à une requête faite à partir de mots clefs. Google utilise, désormais, une dizaine d'algorithmes comprenant chacun des milliers de paramètres et variables.

Reformater l'être humain

Certains algorithmes favorisent la visibilité de certaines pages lorsque vous lancez une recherche sur Google. C'est ainsi que les pages de Wikipédia auront la préférence face à d'autres sites du même type et qu'il est possible, chemin faisant, d'escamoter des millions de pages qui seraient susceptibles d'afficher du contenu jugé « offensant » par les bonzes de Google.

Le philosophe Luis de Miranda estime que Google pratique de la sorte une « censure cognitive », puisque ses dirigeants font en sorte d'orienter les recherches des internautes en fonction d'un véritable « formatage de l'être humain ». Poussant son raisonnement d'un cran, de Miranda souligne que lorsqu' « on formate l'être humain on influe sur ses comportements et sur ses choix ». Nous serions, donc, en présence d'une forme de censure politique particulièrement insidieuse.

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