Quel squelette se cache dans le placard des libéraux ?

Quel squelette se cache dans le placard des libéraux ?

mer, 07/11/2018 – 15:00
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Les conservateurs accusent le gouvernement fédéral de camoufler les détails de l'affaire impliquant un vice-amiral canadien.

Voici la ou les sources de cet article : The Globe and Mail et Chambre des communesVoici la source de la photo : Marvin Lynchard, U.S. Department of Defense, Domaine public (Image rognée)

Le 5 novembre dernier, les députés du Parti conservateur du Canada (PCC) siégeant à la Chambre des communes ont exhorté les libéraux à fournir des explications sur l'affaire impliquant le vice-amiral Mark Norman. Le député conservateur Erin O'Toole a lancé la question suivante : « Le gouvernement confirmera-t-il aujourd'hui qu'il fournira tous les documents confidentiels du Cabinet si le juge considère que ceux-ci sont nécessaires pour que l'amiral Mark Norman ait un procès équitable ? »

Sans surprise, le Parti libéral du Canada (PLC) a encore une fois refusé de s'engager à faire le nécessaire pour assurer une défense pleine et entière à l'amiral Norman. Ralph Goodale, ministre de la Sécurité publique et de la Protection civile du Canada, s'est contenté de répondre que l'affaire était entre les mains du système judiciaire.

Les faits à l'origine du dossier

Rappelons que pour la première fois de l'histoire de la fédération canadienne, un haut gradé militaire fait l'objet d'accusations criminelles sérieuses. Le vice-amiral Mark Norman est accusé d'avoir divulgué de l'information confidentielle en 2015 à une entreprise de Lévis spécialisée dans la construction de navires.

Les procureurs de Mark Norman allèguent une version des faits quelque peu embarrassante pour l'administration Trudeau. En effet, ils soutiennent que Scott Brison, président du Conseil du Trésor, aurait agi en arrière-scène pour retarder l'exécution du contrat octroyé à Chantier Davie en 2015.

Pour assurer la défense juste et équitable de leur client, les avocats de M. Norman demandent aux libéraux de leur fournir des preuves en leur possession. Toutefois, jusqu'à maintenant, cette requête leur a été refusée.

Les manoeuvres libérales

Richard Martel, député fédéral et membre du PCC, a accusé Ottawa d'inonder « de 135 000 documents » le juge chargé du dossier. Les conservateurs suspectent donc que les libéraux tentent de gagner du temps afin d'étouffer la colère du public.

Soupçonnant qu'il y a anguille sous roche, Erin O'Toole a questionné les libéraux sur un potentiel conflit d'intérêts impliquant des ministres et des députés du PLC : « Pour être transparent, le gouvernement va-t-il publier le nom des 73 personnes qui, selon sa propre enquête, étaient au courant des secrets du Cabinet entourant la décision concernant le chantier naval Davie ? »

Voulant sans doute éviter d'aborder ce sujet embarrassant, le ministre Goodale a décidé de se ranger, encore une fois, derrière l'indépendance des tribunaux.

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