Ottawa impose des sanctions à 17 Saoudiens

Ottawa impose des sanctions à 17 Saoudiens

ven, 30/11/2018 – 12:15
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Ces derniers sont accusés d'avoir été impliqués dans le meurtre du journaliste Jamal Khashoggi, le 2 octobre dernier.

Voici la ou les sources de cet article : Gouvernement du CanadaNouveau Parti démocratique et The New York TimesVoici la source de la photo : Gouvernement ukrainien, CC BY 4.0

Le Canada a décidé d'imposer des sanctions contre 17 individus impliqués dans le meurtre de l'ex-journaliste saoudien Jamal Khashoggi, en vertu de la Loi sur la justice pour les victimes de dirigeants étrangers corrompus. C'est la ministre des Affaires étrangères, Chrystia Freeland, qui en a fait l'annonce jeudi.

En conséquence, les sanctions ont pour effet de geler les avoirs de ces individus au Canada, eux qui sont dorénavant interdits d'accès au pays. « Bien que le Canada ait imposé des sanctions à ces 17 ressortissants saoudiens, nous continuons de réclamer un compte rendu transparent et rigoureux des circonstances entourant le meurtre de M. Khashoggi », est-il écrit dans le communiqué du gouvernement. « Les explications fournies à ce jour par l'Arabie saoudite manquent de cohérence et de crédibilité ».

Du côté de l'opposition, le Nouveau Parti démocratique (NPD) s'est réjoui de cette annonce, mais il souhaite que le gouvernement aille plus loin et qu'il interdise les exportations d'armes vers l'Arabie saoudite. « Nous continuerons à faire pression sur le gouvernement libéral pour qu'il ait le courage d'aller au-delà des sanctions et [qu'il cesse] immédiatement toute vente d'armes à l'Arabie saoudite, comme l'ont fait l'Allemagne et d'autres alliés », a déclaré la députée Hélène Laverdière, porte-parole du NPD en matière d'affaires étrangères.

Qui était Jamal Khashoggi ?

De nombreuses informations ont circulé sur Jamal Khashoggi. Les uns le décrivent comme un islamiste convaincu, les autres comme un véritable martyr. L'homme, qui a été tué le 2 octobre dernier dans le consulat saoudien à Istanbul, en Turquie, s'était joint aux Frères musulmans plus jeune. Il réalisa son premier exploit en Afghanistan au cours des années 80 en interviewant Oussama ben Laden, dont il condamna plus tard les actions terroristes.

Il devint rédacteur en chef du journal saoudien Al Watan en 2003, mais fut licencié moins de deux mois plus tard en raison d'un article dans lequel il avait accusé un érudit islamique d'avoir utilisé des enseignements pour justifier des attaques contre des non-musulmans. Il fut néanmoins réembauché en 2007.

Plus récemment, il avait applaudi les réformes du jeune prince Salman, en Arabie saoudite, mais dénonçait en même temps ses manières autoritaires. Il a quitté le royaume l'an dernier et commencé à collaborer au Washington Post, se faisant critique des politiques du prince héritier, ce qui, pour certains, l'aurait placé sur la liste noire de Riyad.

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