Autre brèche dans la liberté de presse au Canada

Autre brèche dans la liberté de presse au Canada

sam, 08/12/2018 – 15:30
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Le média The Rebel s'est vu refuser son accréditation par l'ONU pour la rencontre sur le Pacte des réfugiés, à Marrakech.

Voici la ou les sources de cet article : The Rebel et Pacte mondial pour les migrations (p.24, point C, p. 33 point 44) / Voici la source de la photo : Engin_Akyurt, CC0

L'ONU et son proche allié canadien, le gouvernement Trudeau, éprouvent une aversion sans borne pour les porte-voix de l'opposition au Pacte mondial pour des migrations sûres, ordonnées et régulières. L'un de ces porte-voix est le média canadien The Rebel, qui s'est encore vu refuser une accréditation, cette fois pour la rencontre de Marrakech, où le Pacte doit être approuvé les 10 et 11 décembre prochains par les pays qui y adhèrent.

David Menzies, qui oeuvre pour The Rebel, a réécrit au fonctionnaire de l'ONU qui lui a refusé l'accréditation. La réponse de ce dernier ne manquait pas de nuance. « [L'ONU] se réserve le droit de refuser ou de retirer l'accréditation de journalistes à des [...] médias dont les activités vont à l'encontre des principes de la Charte des Nations unies, ou qui abusent des privilèges ainsi accordés ou utilisent l'accréditation de manière abusive ou agissent de manière incohérente avec les principes de l'Organisation. Les décisions sont finales. »

C'est la deuxième fois que The Rebel a maille à partir avec l'ONU ces derniers temps. L'organisation internationale a en effet interdit à l'une de ses journalistes, Sheila Gunn Reid, d'assister à la Conférence COP24 sur les changements climatiques qui se déroule du 2 au 14 décembre à Katowice, en Pologne. La demande d'accréditation pour cette conférence aurait été refusée à Mme Gunn Reid à la suite de « plaintes pour harcèlement contre [The Rebel] de la part de délégués gouvernementaux [présents] lors de la [conférence] COP22 ».

Des plaintes sans fondement, selon la journaliste, pour qui il n'y a pas d'équivoque : la commande serait venue du gouvernement libéral, lequel rejette son employeur parce qu'il refuse de jouer le rôle de valets serviles.

Ces rebuffades infligées à The Rebel surviennent au moment où le gouvernement Trudeau s'est assuré, à un an des élections, un appui médiatique sans précédent en débloquant une enveloppe de près de 600 millions pour les journaux du pays. Une mesure qui en a fait sourciller plusieurs, à commencer par les conservateurs qui ont accusé le gouvernement de se livrer à du « copinage incestueux ».

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Commentaires

Soumis par Baboushka (non vérifié) le dim, 09/12/2018 – 22:00 Permalien

Baboushka dit :"La liberté de la presse est un pillier de la démocratie. Si une autorité, quelle qu'elle soit, peut refuser l'accréditation de presse à un média, parce qu'elle juge que sa couverture médiatique nest pas à son goût, c'est la porte ouverte à la manipulation de l'information et en bout de ligne, de l'opinion publique. Si cela est vrai pour Trump, c'est aussi vrai pour l'Onu."

Merci a Le Peuple de publier cette article au sujet d'un autre média qui a été museler et par JT et les responsables de L'ONU. Les seules journalistes acceptés sont les "bons" selon le PLC et l'ONU. Pas trop de questions embarrassantes.

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