Le registre québécois sur les armes à feu : un fiasco

Le registre québécois sur les armes à feu : un fiasco

ven, 07/12/2018 – 17:00
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Le président du groupe « Tous contre un registre québécois des armes à feu » a expliqué pourquoi cette mesure sera un échec.

Voici la ou les sources de cet article : La Presse #1, #2, Le Journal de Montréal et BLVD (02:45 à 11:43) / Voici la source de la photo : CC0

Le registre sur les armes à feu québécois ne jouit pas d'une très grande popularité. À ce jour, seulement 255 000 armes ont été enregistrées alors qu'on estime qu'il y en a plus de 1,6 million au Québec. La députée libérale et ancienne ministre de la Condition féminine, Christine St-Pierre, soutient pourtant « qu'il faut absolument que les gens comprennent. C'est gratuit, de s'inscrire, ça ne fait pas mal et ça peut aussi sauver des vies ».

Guy Morin, le président du groupe de pression « Tous contre un registre québécois des armes à feu », n'est pas du même avis. De passage à l'émission « Nathalie le midi » sur les ondes radio de la station BLVD 102.1 jeudi dernier, M. Morin a expliqué pourquoi il considérait que cette mesure serait un « fiasco ».

Le registre sera complètement inutile

M. Morin a rappelé que le gouvernement du Québec avait prévu dépenser près de 20 millions de dollars pour recréer la base de données servant à conserver l'information sur les armes à feu enregistrées, mais que cette enveloppe avait été accordée dans l'optique que les propriétaires d'armes se conforment à la volonté de l'État. En raison du faible succès du registre jusqu'à présent, il est d'avis que cet argent aura été dépensé en vain.

Même s'il a admis que la campagne de « Tous contre un registre québécois des armes à feu » explique peut-être en partie l'impopularité du registre, Guy Morin n'a pas manqué de souligner que bien des personnes détenant des fusils de chasse ignorent tout simplement qu'ils ont l'obligation d'immatriculer leurs armes. D'ailleurs, selon lui, la loi ne sera pas applicable, car les contrevenants devront être pris sur le fait à commettre une infraction pour se faire pénaliser, et le Québec ne dispose pas de ressources suffisantes pour assurer un tel contrôle.

« On ne peut pas accepter un registre au Québec sur un sujet qui est [de compétence fédérale] », a-t-il lancé. Il a ajouté que plusieurs propriétaires d'armes ont fait savoir qu'ils étaient prêts à se battre devant la Cour suprême pour contester toute amende reçue pour avoir refusé de se conformer au registre.

La CAQ semble ouverte à l'idée de faire des concessions

La Coalition avenir Québec (CAQ) demande aux propriétaires d'armes de se conformer à la loi et de s'inscrire au registre provincial avant la date butoir du 29 janvier prochain. Quoi qu'il en soit, le premier ministre François Legault a suscité beaucoup d'espoir chez certains propriétaires d'armes à feu, car il a refusé d'écarter la possibilité de modifier le cadre réglementaire imposé par le précédent gouvernement libéral. À suivre.

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