Maxime Bernier : l'autre face cachée de la politique canadienne

Maxime Bernier : l'autre face cachée de la politique canadienne

ven, 07/12/2018 – 19:00
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EXCLUSIF – Le Peuple s'est rendu à Ottawa pour s'entretenir avec un politicien qui pourrait bouleverser la politique au pays.

Voici la ou les sources de cet article : Parti populaire du Canada, Le Devoir, L'Actualité, L'Institut économique de Montréal et La coopération agricole et Entrevue avec Maxime Bernier / Voici la source de la photo : Patrice-Hans Perrier, Le PeupleCC BY 4.0

Outre ses généreux coups de gueule contre le multiculturalisme ambiant, Maxime Bernier ne se gêne pas pour condamner la tiédeur de la classe politique canadienne. Résolument libertarien, prônant un désengagement de l'État à tous les échelons, ce franc-tireur souhaite que la politique canadienne ne soit plus prise en otage par des groupes de pression. C'est ainsi qu'il condamne, sans ambages, les lobbies industriels ou syndicaux, les cartels de l'agroalimentaire, voire les bureaucrates qui règnent à Ottawa.

« Le temps de la rectitude politique est terminé », proclamait-il lors de la création du Parti populaire du Canada. Ses propos, rapportés par le quotidien Le Devoir, le 15 septembre dernier, semblaient faire écho à la série de gazouillis qu'il avait mis en orbite tout au long de l'été. « Mais pourquoi promouvoir toujours plus de diversité ? Si tout et n'importe quoi est canadien, que signifie être Canadien ? », avait-il lancé sur Twitter vers la mi-août.

Faire de la politique autrement

Nous lui avons demandé, d'entrée de jeu, s'il y avait des atomes crochus entre Le Peuple et la plateforme de son nouveau parti. « Quand je regarde Le Peuple et le Parti populaire, on a des ressemblances quelque peu […] nous, effectivement, on veut faire des politiques qui vont s'appliquer à l'ensemble des Canadiens et non pas pour plaire à une élite ou à des groupes de pression en particulier comme font les politiciens des anciens partis », a-t-il lancé en guise de clin d'oeil.

Mettre un terme à la gestion de l'offre

Le challenger ne craint pas de se mettre à dos les puissants lobbies agricoles de la Beauce lorsqu'il dénonce ce clientélisme malsain qui aurait fini par corrompre la culture politique ambiante.

Ainsi, il promet d'abolir le système de la gestion de l'offre dans le domaine des produits agricoles, une annonce qui a fait grincer des dents au sein de son électorat beauceron. Malgré tout, il martèle que les politiciens et les technocrates « ont voulu plaire à 13 500 producteurs laitiers au détriment de 36 millions de Canadiens. Nous, on veut abolir ce système-là pour que les gens paient moins cher pour leur lait, leurs poulets et leurs œufs ».

On a beau lui rappeler que les producteurs américains risquent de provoquer un véritable tsunami en nous inondant de leurs produits, M. Bernier n'en démord pas : « il faut abolir le système de la gestion de l'offre ». Proposant de mettre en place une période de transition, il estime que le gouvernement pourrait racheter une partie des quotas des producteurs de ce secteur, une mesure qui leur permettrait « d'être capables de se moderniser, d'être plus productifs et d'exporter leurs produits, parce qu'actuellement ils ne peuvent pas exporter leurs produits ».

Les contrecoups d'une libéralisation des marchés à tous crins

Toute cette rhétorique nous a plongés dans une certaine perplexité dans un contexte où beaucoup d'intervenants préfèrent les « circuits courts » afin d'épargner les coûts en carburant et d'assurer que la salubrité et la fraîcheur des denrées ne seront pas compromises en fin de compte.

Manifestement gagné à l'idée d'une souveraineté des marchés, il croit que « les producteurs américains qui vont traverser nos frontières devront respecter les normes de salubrités du Canada ». Il pousse son raisonnement jusqu'à préciser que les producteurs « qui vont décider de rester vont peut-être fusionner et gagner des économies d'échelle ».

Un tel raisonnement ne manquera pas de plonger dans le scepticisme ceux qui s'inquiètent de voir naître de nouveaux conglomérats alimentaires finissant par imposer leur monopole.

Pour l'abolition des frontières commerciales

Le chat est sorti de son sac alors que nous avons tenté de le talonner sur le sujet. « Si les Canadiens veulent acheter un produit étranger, pourquoi l'État devrait-il imposer un tarif sur ce produit-là ? », demande M. Bernier. « Donc, oui pour l'entente de libre-échange avec les Américains, oui pour plus d'ententes de libre-échange ! La liberté de commerce fera en sorte qu'un pays soit plus prospère en définitive ».

S'il prône une ouverture maximale des frontières aux échanges commerciaux, M. Bernier n'a plus du tout la même vision des choses en ce qui concerne la gestion des flux migratoires. Un fléau devenu incontrôlable pour celui qui finit par admettre, contre toute attente, qu'un État doit « mettre ses culottes » en définitive.

Cet article est le premier de notre entrevue exclusive avec le chef du Parti populaire, Maxime Bernier. Le second peut être lu en cliquant sur ce lien.

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Commentaires

Soumis par Jean-Jacques Nantel (non vérifié) le sam, 08/12/2018 – 19:54 Permalien

Que les classes intellectuelles et politiques cherchent à museler les populations sur le sujet de l'immigration de masse montre que ce sujet est porteur dans le monde moderne et qu'il le sera encore plus au fur et à mesure du développement de l'énorme crise d'endettement qui va bientôt commencer avec ses conséquences sur l'emploi et l'inflation.

Soumis par Tardivel (non vérifié) le sam, 08/12/2018 – 14:43 Permalien

Cet anti-mondialiste ethno-culturel apparaît comme un ultra-mondialiste économique ; et c'est d'abord à ce dernier titre qu'il s'est fait connaître depuis des années (on l'entendait proférer ses vues pro-libre-échange et anti-interventionnistes sous Harper, mais il ne parlait guère ou très peu sinon pas du tout d'immigration à cette époque). Pas sûr... et on sent que l'auteur l'est pas non plus. En réalité, je vois mal comment ces deux faces d'un même homme politique peuvent se conjuguer en pratique. En comparaison, Trump est plus cohérent : adepte d'un contrôle de l'immigration et du retour à un certain protectionnisme commercial.

Soumis par Geneviève (non vérifié) le sam, 08/12/2018 – 12:06 Permalien

Je pense que Maxime Bernier gagne à être reconnu pour son approche différente envers les canadiens.Je pense qu’il apporterait une toute autre image du Canada celle d’un vrai Canada, pas une mosaïque imprécise sans véritable identité je dirais même surréaliste que trudeau s’efforce â nous faire avaler. Pas plus confiance aux conservateurs, Sheer pas convaincant!

Soumis par Pierre Guay (non vérifié) le sam, 08/12/2018 – 11:43 Permalien

Chrétien disait, imposer le choix de la majorité deviens de la discrimination envers les minorité. Par contre, comment doit on croire que d'imposer les choix des minorités (devenu de plus en plus majoritaire dans les grandes villes) qui s'offusque sur un pet ou notre façon d"être, devrait être mieux! Quand chez nous, on se fait dire que c'est trop blanc par des immigrés, il y a malaise. C est aussi trop noir ou trop jaune ou trop rouge ou trop brun d'où ils arrive et personne ne se plaint. Mais faut surtout pas dire que maintenant chez nous, c est trop coloré car le ''raciste systémique et l'intolérance est profond chez les canadiens''! Si tu veut vivre comme d'où tu viens, t'avais qu'a y rester et si l'économie de ces pays et la corruption est de mise, c est peut être dû aux individu et aux mœurs qui le peuple.

Soumis par Pierre Guay (non vérifié) le sam, 08/12/2018 – 11:28 Permalien

Les peuples de la planète en ont ras le bol des mondialistes qui veulent devenir les maitres du monde et décider du sort de l'humanité. Redevenons ''maitre chez nous'' Si les autres cultures sont si importante pour Trudeau, il est temps de croire que la nôtre passe avant tout chez nous. Ce sont en majorité les Canadiens fondateurs au fil des siècles qui on bâti le Canada et non pas le faible % de minorités culturelle. Le Canada existait avant l'immigration massive débuter dans les années 80.
Les apports des minorités ne fait pas d'eux les fondateurs de ce pays.

Soumis par Dolores Massé (non vérifié) le ven, 07/12/2018 – 22:03 Permalien

Nous avons besoin de cet homme qui peut se mettre au service de son peuple ,non faire de son peuple des esclaves soumis incapable de s'exprimer à cause de gens qui gouvernent sous d'autres autorités hypocrites qui en profitent avec le gouvernement actuel pour soumettre le peuple .Non à ce mensonge ,à cette pauvreté engendré de plus en plus par l'immigration massive .Nous sommes un peuple pacifique .des soldats se sont battus pour nous et nos Ancêtres ont travaillé à la sueur de leur front pour que Notre Pays soit riche et nos élus nous appauvrissent aujourd 'hui en donnant notre pain et notre beurre à des gens qui nous haissent ,crachent sur notre culture .On a beau les accepter ,mais eux crachent sur nous et nos coutumes .Ce n'est pas une vie pour un peuple pacifique .Des personnes qui refusent nos coutumes doivent faire un choix ,repartir ou s'intégrer .Ceux qui on choisi notre pays doivent accepter notre peuple comme il est ou repartir là d'ou ils viennent .si ils étaient bien .

Soumis par Michel (non vérifié) le ven, 07/12/2018 – 19:53 Permalien

Est-ce que ce sera notre Marine Le Pen à nous ce cher Maxime ?

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