Initiative du Siècle : 100 millions de Canadiens en 2100

Initiative du Siècle : 100 millions de Canadiens en 2100

ven, 04/01/2019 – 12:00
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Un obscur organisme proche des libéraux oeuvre en coulisses pour que le Canada compte 100 millions d'habitants en 2021.

Voici la ou les sources de cet article : Initiative du Siècle #1, #2Gouvernement du Canada, Council of European CanadiansThe New Yorker, La PresseWikipédia, Twitter, Economic Club of Canada / Voici la source de la photo : CC0

Ils s'appellent André Desmarais, Dominic Barton, Richard Li, Stephen Forbes, Nadir Mohamed ; qu'ont-ils en commun ? Ils sont riches. Quoi d'autre ? Ils sont parmi les têtes dirigeantes d'un organisme dont l'objectif est plutôt ambitieux : faire du Canada un pays de 100 millions d'habitants d'ici 2100.

Initiative du Siècle : engloutir le Canada dans le multiculturalisme

Cet organisme a pour nom Initiative du Siècle (IS). Parions que peu de Canadiens en ont entendu parler. Il est donc temps de faire connaissance en commençant par l'essentiel : Initiative du Siècle n'est rien de moins qu'un organe d'arrière-cour du Parti libéral de Justin Trudeau (PLC). Deux des fondateurs de l'organisme, Dominic Barton et Mark Wiseman, font partie d'un comité de 14 personnes formé en 2016 pour conseiller le ministre fédéral des Finances, Bill Morneau.

Un « hasard » sans doute, l'une des premières recommandations que le comité a adressée à Ottawa a été d'augmenter graduellement le seuil d'immigration à 450 000 personnes par année d'ici 2021. On n'est pas loin de l'objectif : le gouvernement Trudeau a annoncé en novembre dernier qu'il voulait accueillir 350 000 immigrants par année en 2021. De 310 000 en 2018, le seuil passera à 330 800 en 2019, à 341 000 en 2020 et à 350 000 en 2021, ce qui représentera 1 % de la population canadienne.

Il va sans dire que Dominic Barton, le grand manitou d'IS, ne se trouve jamais loin des officines du PLC. Il accompagnait Mélanie Joly, maintenant ministre du Tourisme, lors d'une conférence de presse le 10 décembre dernier pour présenter un important projet dans ce secteur. Mais qui est donc Dominic Barton ?

Directeur général mondial de McKinsey & Company, une société américaine, l'homme d'affaires est décrit comme un mondialiste, une étiquette qui lui colle parfaitement à la peau. Canadien autoproclamé, Barton est néanmoins né en Ouganda et demeure à Londres. Il a d'ailleurs passé la majeure partie de sa vie professionnelle à l'extérieur du Canada, entre autres à Shanghaï et en Corée du Sud. Il est présentement président du Seoul International Business Advisory Council, administrateur de la Brookings Institution et professeur auxiliaire à l'université Tsinghua à Pékin.

Les embrouilles de McKinsey & Company

Consacrons quelques lignes à McKinsey & Company, l'entreprise dans laquelle oeuvre Dominic Barton. C'est que d'après le New York Times (NYT), McKinsey a peut-être, par inadvertance, joué un rôle dans les mauvais traitements infligés à des opposants au régime de l'Arabie saoudite.

La société américaine avait préparé un rapport de neuf pages mesurant la perception publique à l'endroit de certaines politiques économiques mises de l'avant par Riyad. Le rapport citait trois personnes qui dirigeaient l'opposition sur Twitter : un écrivain basé en Arabie Saoudite, Khalid al-Alkami, un dissident vivant au Canada, Omar Abdulaziz, et un autre écrivain, dont le nom n'a pas été divulgué. Or, après la remise du rapport aux dirigeants du royaume, Khalid al-Alkami a été arrêté, tandis que les frères d'Omar Abdulaziz ont été emprisonnés en Arabie saoudite.

Une coïncidence ? McKinsey a nié avoir été à l'origine de la répression dirigée à l'endroit des dissidents. « Dans [son] travail avec les gouvernements, McKinsey ne s'est jamais engagé [...] à cibler des individus en fonction de leurs opinions », a déclaré la compagnie sur Twitter. Ce ne fut pas la seule fois où celle-ci s'est retrouvée dans l'eau chaude.

En 2015, elle avait signé un contrat d'une valeur de sept cents millions de dollars pour fournir des services de conseil à Eskom, une compagnie d'électricité appartenant à l'État sud-africain. Dans ce projet, McKinsey s'était associé avec une obscure entreprise liée à Ajay, Atul et Rajesh Gupta, trois frères impliqués dans un scandale de corruption à grande échelle. McKinsey a nié toute faute juridique, mais reconnu avoir fait des erreurs de jugement.

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