Collecte de fonds : Raj Grewal « brillait » par sa popularité

Collecte de fonds : Raj Grewal « brillait » par sa popularité

jeu, 31/01/2019 – 16:08
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Criblé de dettes, il aurait collecté des centaines de milliers de dollars de plus que la limite à laquelle il avait droit.

Voici la ou les sources de cet article : The National PostVoici la source de la photo : Capture d'écran

Le député Raj Grewal était visiblement très « populaire » parmi les libéraux, peut-être même plus que Justin Trudeau lui-même. C'est du moins le constat que l'on tire de cette collecte de fonds que M. Grewal avait organisée pour l'association libérale de la circonscription de Brampton-Est en avril dernier, où 1 200 personnes étaient présentes, alors même que le premier ministre n'attire généralement pas plus de 100 personnes lors d'événements semblables.

Avec un coût d'entrée de 500 $ par participant, le député a assurément amassé plus de 100 000 $, ce qui correspondait pourtant à la limite des dépenses pour sa circonscription à ce moment.

Or, même si cette collecte de fonds s'est produite quand M. Grewal était aux prises avec des dettes de jeux importantes, le Parti libéral du Canada (PLC) refuse de donner des détails supplémentaires sur cette campagne « fructueuse ». L'avocat de Raj Grewal, quant à lui, a assuré au National Post que son client n'avait pas reçu de « chèque » de la part de son association.

Cette problématique a amené le député néo-démocrate Nathan Cullen à accuser les libéraux de manquer de transparence. M. Cullen a avancé qu'en règle générale, c'était plutôt rare que plus de 100 000 $ soient amassés lors de collectes de fonds. « Toute cette affaire sent mauvais », a ajouté M. Cullen. Bien qu'il ait déposé une plainte au commissaire aux élections fédérales, ce dernier a refusé de traiter sa demande sous prétexte qu'il n'y avait pas assez de preuves pour ouvrir une enquête.

Rappelons que Raj Grewal a été mêlé à plusieurs histoires au cours des derniers mois. Entre autres, il avait déclaré qu'il comptait « démissionner » pour régler sa dépendance au jeu et pour acquitter des dettes conséquentes. La Gendarmerie royale du Canada (GRC) avait mené une enquête après avoir appris que ce dernier avait dépensé plusieurs millions de dollars, et ce, en partie dans des casinos.

Selon une source anonyme s'étant confiée à La Presse canadienne, ce serait une opération de la Police provinciale de l'Ontario qui aurait attiré l'attention de la GRC sur les dettes de jeu de Raj Grewal. En effet, les forces de l'ordre auraient obtenu ces informations par hasard en écoutant des personnes soupçonnées de blanchir de l'argent provenant de la vente de drogues pour financer des activités terroristes au Moyen-Orient.

Tel un phénix qui renaît de ses cendres, M. Grewal a finalement annoncé sur Facebook vendredi dernier qu'il ne comptait plus quitter la politique.

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