Les libéraux défendent l'entente de Bombardier avec Airbus

Les libéraux défendent l'entente de Bombardier avec Airbus

mar, 17/10/2017 – 23:36
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La vente de la C Series à Airbus est une nouvelle positive, selon Philippe Couillard, mais pas selon l'opposition.

Sources : Coalition Avenir Québec, Assemblée nationale, La Presse #1, #2, et Le Journal de Montréal / Photo : Francois Mori, The Canadian Press

Pour le premier ministre Philippe Couillard, la prise de contrôle de la C Series par Airbus est une nouvelle positive pour le Québec et un « geste nécessaire » dans la mesure où elle permet de préserver les emplois de Bombardier dans la province. « On aurait rêvé que Bombardier devienne aussi gros que Boeing et Airbus », a déclaré le premier ministre en point de presse. « Mais en pratique, ça ne pouvait pas se produire. C'était impossible que ça se produise. Et avant tout, c'était aux travailleurs qu'il fallait penser et au secteur aéronautique de Montréal. »

L'opposition n'en est toutefois pas convaincue : « Bombardier, qui a créé de loin le meilleur avion dans sa catégorie, a été poussé à donner la maison pour sauver les meubles. [...] Le fruit de plus de 10 ans de travail du génie québécois, 7 milliards d'investissements, a été donné à un concurrent étranger qui est Airbus », a dénoncé le chef du Parti québécois, Jean-François Lisée.

Quant au chef de la CAQ, François Legault, il demande à la vérificatrice générale du Québec d'enquêter sur la valeur marchande actuelle de l'investissement du gouvernement dans la C Series : « Quand on est rendu qu'on donne la moitié de l'entreprise pour un investissement nul, c'est parce qu'on est mal pris et le premier ministre du Québec devrait être gêné », a-t-il dit, ajoutant que c'était « un jour triste pour le Québec. »

Rappelons qu'en 2015 le gouvernement québécois avait dépensé 1,3 milliard de dollars pour acquérir une participation dans le programme de la C Series. L'entente entre Bombardier et Airbus prévoit que cette dernière possède 50,01 % des parts, 31 % pour Bombardier et 19 % pour Investissement Québec. Avec cette entente, Bombardier croit pouvoir éviter les tarifs aux États-Unis.

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Commentaires

La valeur en dollars que représente AIRBUS versus ce que Bombardier a offert se valent et, à mon humble avis, dépasse ce que BOMBARDIER ET LES DEUX AUTRES PARTENAIRES vont retirer dans moins de 10 ans.

MAIS, aujourd'hui, presque tout le monde semble VOIR juste au bout de son nez sans avoir aucune connaissance du merveilleux monde de l'AVIATION.