Conflit d'intérêt : Bill Morneau encore sur la sellette

Conflit d'intérêt : Bill Morneau encore sur la sellette

sam, 21/10/2017 – 11:14
Posté dans :
0 commentaire

Morneau Shepell, dont le ministre possède toujours des actions, bénéficierait d'un contrat avec la Banque du Canada.

Sources : The Toronto Sun, CBC News et La Presse / Photo : Adrian Wyld, The Canadian Press

Une autre question d'éthique a déstabilisé le ministre des Finances vendredi. Après avoir été accusé de ne pas avoir placé ses actifs dans une fiducie sans droit de regard, l'ex-président de Morneau Shepell et actuel ministre fédéral des Finances, Bill Morneau, doit s'expliquer sur un contrat qu'a obtenu son ancienne compagnie avec la Banque du Canada.

Le Toronto Sun a en effet dévoilé cette semaine que la Banque du Canada détenait un contrat de 8 millions de dollars avec Morneau Shepell depuis novembre 2012, lequel a été renouvelé pour une période de quatre ans le 27 février 2017. Le contrat couvre les services d'administration du régime de retraite et du programme de prestations de la Banque.

Les conservateurs ont sauté sur l'occasion pour poser des questions en chambre, mais ils se sont fait répondre que le ministre Morneau avait simplement suivi les conseils de la commissaire à l'éthique, Mary Dawson. Tant M. Morneau que le premier ministre Justin Trudeau étaient absents vendredi de la Chambre des communes.

Le Toronto Sun a souligné des précédents où deux ministres avaient remis leur démission pour des cas moins graves. En 2002, Art Eggleton, alors ministre de la Défense nationale, avait été contraint de démissionner du cabinet en raison d'un contrat de 36 500 $ attribué à une entreprise appartenant à son ex-petite amie. La même année, le solliciteur général du Canada, Lawrence MacAulay, avait lui aussi remis sa démission parce qu'il était impliqué dans l'attribution d'un contrat de 6,5 millions de dollars à un collège dont son frère était le président.

Notons que M. Morneau a annoncé plus tôt cette semaine qu'il allait finalement placer ses actifs dans une fiducie sans droit de regard.

Aimez-vous ce journal ? Alors, suivez-nous sur Twitter, sur Facebook, sur GAB, sur notre fil RSS ou par le biais de notre infolettre.