Yasmine Mohammed : les Canadiens sont trop tolérants

Yasmine Mohammed : les Canadiens sont trop tolérants

jeu, 11/09/2017 – 11:00
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Sa propre mère a menacé de la tuer quand elle a essayé de quitter l'islam. Et le 8 novembre, elle a raconté son histoire.

Source : ParlVu (15 h 56 à 16 h 03) / Photo : YouTube

Le 8 novembre, Yasmine Mohammed a livré un vibrant plaidoyer au comité permanent du Patrimoine canadien pour que le gouvernement ne criminalise pas l'« islamophobie » par le biais d'une éventuelle loi. Dès le départ, elle a souligné que l'enjeu était « très personnel », car les islamistes, elle les connaît bien.

Les Canadiens sont trop tolérants

Née et élevée au Canada, Mme Mohammed a dû fréquenter des écoles islamiques, et vers l'âge de neuf ans, elle a dû porter le hijab. Par la suite, elle a été forcée de marier un membre d'Al-Qaida et de porter son enfant. Pourtant, elle clame n'avoir jamais vécu la moindre discrimination de la part de ses concitoyens. Au contraire, a-t-elle assuré, ceux-ci se forçaient à lui sourire et à lui tenir la porte tellement ils avaient peur de passer pour des « racistes ».

En fait, cette « tolérance » à outrance a joué contre elle, lorsqu'à 13 ans, un juge n'a pas voulu la retirer de sa famille abusive qui, notamment, l'avait déjà « pendue à l'envers dans le garage et fouettée les palmes de [ses] pieds ». Elle croit dur comme fer que si elle avait été blanche, elle aurait eu le droit à la protection du gouvernement. Or, le juge, dans une tentative d'être « culturellement sensible », a justifié sa décision par le fait que « différentes cultures ont différentes façons de discipliner leurs enfants ».

Quand Mme Mohammed a essayé de quitter l'islam, sa propre mère a menacé de la tuer.

Aucune idéologie n'est au-dessus de la critique

« Nous devons faire attention à ne pas être si tolérants que nous finissons par tolérer des choses qui devraient être intolérables », a-t-elle averti. Or, le gouvernement libéral, par sa motion M-103, ne protège pas les gens, mais une idéologie – l'islam – qui tue de plus en plus de gens en Occident. À juste titre, souligne-t-elle, les Canadiens ont peur et veulent en savoir plus sur cette religion ; or, la motion M-103 leur reproche de se questionner.

« Nos coeurs sont à la bonne place, mais nous devons nous assurer que nos têtes le soient aussi », a-t-elle lancé. « Nous croyons en la liberté de pensée. Ce que nous ne croyons pas, ce sont des lois qui protègent la moindre idéologie – incluant les religions – d'un examen approfondi, de la critique, du questionnement, du débat et même du ridicule », a-t-elle affirmé. Elle a rappelé que bien des musulmans avaient fui l'oppression de leur pays d'origine et que la dernière chose qu'ils voulaient était de la revivre ici même au Canada.

Mme Mohammed est formelle : elle a voyagé et vécu dans plusieurs pays et elle peut dire sans la moindre hésitation qu'elle est reconnaissante et privilégiée d'être Canadienne.

Rappel

Rappelons que le 18 septembre, le comité permanent du Patrimoine canadien a entamé ses travaux sur « les formes de racisme et de discrimination religieuse systémiques » au Canada. Ceux-ci font suite à la motion M-103, adoptée le 23 mars, qui vise à interdire la critique de l'islam sous le couvert de l'« islamophobie ». Pour l'instant, elle n'a aucun effet légal et son impact est, en théorie, purement symbolique.

Commentaires

Ça sert à rien d’écrire long. Donc d’une longue histoire une courte.
Pourquoi ILS tolèrent? Argent toujours l’argent, paradis fiscaux, qui en profite? Si non pourquoi?

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