Multiculturalisme : La gauche et l'extrême gauche manifestent

Multiculturalisme : La gauche et l'extrême gauche manifestent

lun, 11/13/2017 – 07:30
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Entre autres, les manifestants ont appelé à « mettre fin à la suprématie blanche » et sympathisé avec le communisme.

Dimanche, diverses associations de gauche et d'extrême gauche se sont rassemblées et une centaine de manifestants ont pris la rue pour, officiellement, combattre la « haine », le « racisme », l'« islamophobie » et l'« extrême droite ». La manifestation a débuté vers 14 h à la place Émilie-Gamelin, près du métro Berri-UQAM, et elle fut encadrée par un large déploiement de policiers, qui sont parvenus à maintenir le calme, malgré quelques escarmouches. Aucun itinéraire ne fut remis aux forces de l'ordre.

Du beau monde invité

Parmi les groupes présents sur le terrain, il y avait des militants de Solidarité sans frontières, qui souhaite l'abolition des frontières entre les pays ; des membres cagoulés du groupe Antifa, qui ont appelé à « mettre fin à la suprématie blanche » ; et des sympathisants au communisme, qui ont fièrement affiché le symbole de la faucille et du marteau. Une bannière a aussi été déployée dans laquelle on demandait « plus d'Omar Khadr et moins de Guy Nantel ».

Opposition à la loi 62 sur la neutralité religieuse

Des personnes se disant féministes ont protesté contre la loi 62 sur la neutralité religieuse. Une manifestante s'est expliquée ainsi : « Je trouve que la loi 62, c’est contre le droit de liberté. [...] On ne peut pas vraiment dire à une personne comment elle doit être ». Marlihan Lopez, co-vice-présidente de la Fédération des femmes du Québec (FFQ), a affirmé qu'il fallait « dire non aux agendas racistes qui instrumentalisent la lutte féministe ».

Rappelons que la loi 62 sur la neutralité religieuse interdit aux fonctionnaires et à ceux qui reçoivent les services publics de se couvrir le visage, bien qu'elle prévoie de nombreuses exceptions. Elle est contestée en cour, notamment par un organisme islamiste, le Conseil national des musulmans canadiens (CNMC).

La statue de John A. Macdonald vandalisée

Quelques heures avant le début de la manifestation, la statue du premier premier ministre du Canada, John A. Macdonald, située au centre-ville sur la Place du Canada, a été vandalisée et recouverte de peinture rouge. Dans un communiqué anonyme, l'extrême gauche a dit que les « individus responsables de cette action ne sont pas affiliés » avec les manifestants, mais ils ont tout de même terminé leur marche devant la statue vandalisée. Certains d'entre eux brandissaient un drapeau de la Palestine. « Ni patrie, ni état, ni Québec, ni Canada! » a-t-on pu lire dans le communiqué.

Présence d'élus

La porte-parole féminine de Québec solidaire, Manon Massée, était présente à la manifestation et s'est dite inspirée par « cet appel de la société civile ». La nouvelle mairesse de Côte-des-Neiges–Notre-Dame-de-Grâce, Sue Montgomery, était aussi sur les lieux.

Un geste de vandalisme revendiqué à la veille de la manifestation

À la veille de la manifestation, l'extrême gauche a revendiqué dans un communiqué anonyme un geste de vandalisme commis le 7 novembre contre un magasin d'un fabricant et distributeur d'équipements de police et de sécurité, PSP Corp. L'extrême gauche a indiqué que l'action avait « été faite dans le cadre de la grande manifestation contre le racisme et la haine du 12 novembre. » L'objectif avoué était de « nuire à la surveillance et aux infrastructures policières ».

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