Propos choquants : Herman Deparice Okomba dans l'eau chaude

Propos choquants : Herman Deparice Okomba dans l'eau chaude

jeu, 11/30/2017 – 11:00
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Il a affirmé que les djihadistes de retour au pays avaient droit au même soutien moral que les soldats canadiens.

Source : BLVDPhoto : CC0

Le directeur du Centre de prévention de la radicalisation menant à la violence (CPRMV), Herman Deparice Okomba, croit dur comme fer que les djihadistes de retour au Canada et au Québec doivent obtenir un « soutien psychosocial ». C'est ce qu'il a affirmé mercredi à l'émission Sophie sans compromis, animée par Sophie Durocher à la station radiophonique BLVD.

M. Deparice Okomba est d'accord pour que le gouvernement use de ses pouvoirs judiciaires afin de s'assurer que la sécurité des Canadiens ne soit pas menacée, mais en revanche, il croit que le meilleur moyen de déradicaliser les djihadistes est de leur offrir du soutien psychologique. Il a précisé que cette approche avait donné de bons résultats ailleurs dans le monde.

À un moment durant l'entrevue, le directeur du CPRMV a choqué l'animatrice quand il a déclaré que les djihadistes avaient droit au même soutien moral que les soldats canadiens. L'animatrice en a été carrément « scandalisée ». Mais M. Deparice Okomba n'en démord pas : quand on connaît les raisons qui ont poussé ces jeunes à se radicaliser, on peut mieux les sortir de cet enfer, a-t-il affirmé. Car pour lui, les djihadistes ont été traumatisés par leur passage au djihad en Syrie ou en Irak, comme les soldats canadiens l'ont été pour d'autres raisons.

De plus, M. Deparice Okomba ne croit pas que les djihadistes ont renoncé à leur citoyenneté en allant combattre en Syrie. Pour lui, ils doivent être traités comme des Canadiens et des Québécois, donc avoir les mêmes droits que les autres. Pour ce qui est de la sécurité du pays, le directeur du CPRMV, qui se dit très optimiste, accorde toute sa confiance aux services de renseignement et à la police.

Récemment, les libéraux fédéraux ont tenu des propos similaires, au grand dam des conservateurs. Ainsi, le député conservateur Pierre Paul-Hus avait lancé au ministre de la Sécurité publique, Ralph Goodale : « Est-ce que le ministre réalise que son travail est d'assurer la sécurité des Canadiens et non pas le confort de ces meurtriers ? »

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