Un groupe étudiant veut parler des enjeux touchant les hommes

Un groupe étudiant veut parler des enjeux touchant les hommes

mer, 12/06/2017 – 13:15
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Or, une association étudiante refuse de lui accorder son accréditation, notamment à cause d'un avis négatif de féministes.

Sources : Centre de justice pour les libertés constitutionnelles #1 et #2 (pp. 1, 2 et 6) / Photo : Olichel, CC0

Le 4 décembre, le Centre de justice pour les libertés constitutionnelles a envoyé une lettre de mise en garde juridique à l'association étudiante AMS de l'Université de la Colombie-Britannique pour qu'elle accorde à l'Advocacy for Men and Boys (AMB) l'accréditation de groupe étudiant. C'est que sans cette accréditation, l'AMB ne peut pas participer pleinement à la vie étudiante de l'université ; or, elle lui fut refusée à trois reprises pour des raisons inconsistantes et, selon le Centre de justice pour les libertés constitutionnelles, pour des motifs non valables.

L'AMB est un groupe étudiant qui souhaite interagir avec les étudiants au sujet d'enjeux masculins comme « la santé des hommes, les problèmes de famille et de pères, le suicide, la violence, la sécurité, les problèmes au travail, la misandrie [la haine des hommes, NDLR] et le système de justice. » L'AMS refuse de lui accorder son accréditation, notamment à cause d'un avis défavorable du Centre des femmes et du Collectif féministe. En outre, l'AMS juge que le Programme pour des masculinités plus saines joue un rôle similaire à celui de l'AMB.

Le Centre de justice pour les libertés constitutionnelles note qu'aucun groupe étudiant ne devrait être redevable ainsi envers le Centre des femmes ou le Collectif féministe. De plus, il souligne que le Programme pour des masculinités plus saines a une vision totalement différente de l'AMB. Entre autres, ses objectifs sont d'examiner les « stéréotypes dommageables qu'enseigne la société au sujet de la masculinité », de combattre les « constructions sociales du genre » et de demeurer « imputable aux cadres et connaissances du féminisme intersectionnel ».

En conséquence, le Centre de justice pour les libertés constitutionnelles estime que l'AMS bafoue la liberté d'expression et d'association de l'AMB. Il donne à l'AMS jusqu'au 18 décembre 2017 pour corriger la situation.

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