Une femme bannie de Google à cause de ses opinions

Une femme bannie de Google à cause de ses opinions

lun, 11/12/2017 – 20:30
Posté dans :
0 commentaire

Marlene Jaeckel a été bannie de groupes de travail en lien avec Google parce qu'elle a voulu y accueillir des hommes.

Sources : Medium et BreitbartPhoto : CC0

Marlene Jaeckel, une ingénieure principale en logiciels et cofondatrice de la firme Polyglot Programming, soutient que Martin Omander, responsable nord-américain du Google Developer Group, un regroupement d'utilisateurs réunis autour de l'écosystème de Google, l'a bannie pour ses propos qualifiés de « conservateurs ». Mme Jaeckel a aussi été bannie du groupe Google Women Techmakers et a été accusée de nuire à « l'égalité des genres ».

Dans un article publié le 3 décembre sur la plateforme en ligne Medium, Mme Jaeckel a écrit que deux féministes, elles aussi informaticiennes et membres de la communauté Google, avaient fait pression sur le géant d'Internet pour qu'il lui interdise l'accès à Google Developer Group et Google Women Techmakers. La raison de cet ostracisme vient du fait que l'une de ces féministes, Alicia Carr, avait demandé à Mme Jaeckel d'organiser une classe destinée aux femmes qui souhaitaient apprendre la programmation pour le système d'exploitation mobile iOS. Mais parce que Mme Jaeckel a voulu inclure des hommes dans sa classe de formation, Alicia Carr lui a fermé la porte.

Depuis ce temps, Marlene Jaeckel subit du harcèlement, en plus du bannissement auquel elle a été victime de la part de Google. Elle a donc décidé d'embaucher un avocat en droits civils et membre du Parti républicain, Harmeet Dhillon, pour la défendre contre Google et les gens responsables de son ostracisme. M. Dhillon leur a envoyé une lettre exigeant une rétractation de leur part, mais celle-ci a été complètement ignorée.

Les deux parties s'accusent mutuellement de diffamation.

Climat de peur chez Google

Depuis quelque temps règne un climat de peur chez Google. Le journal rapportait en août que la compagnie avait renvoyé James Damore parce qu'il avait affirmé dans une note interne que des différences biologiques plutôt que culturelles pouvaient expliquer la faible représentation des femmes dans le secteur de la technologie aux États-Unis. Le PDG de Google, Sundar Pichai, avait alors justifié son geste en expliquant que M. Damore faisait la promotion de « stéréotypes de genre nocifs ». Dans sa note interne, M. Damore avait clamé que Google réduisait au silence tous ceux qui étaient en désaccord avec la politique officielle, créant une « chambre d’écho idéologique ».

Ces affirmations ont été confirmées par des employés actuels de l'entreprise américaine, qui osent dénoncer ce climat de peur. L'exemple de Tim Chevalier, un ancien programmeur chez Google, est frappant. Pendant longtemps, M. Chevalier a tenu des propos haineux, voire violents, contre les républicains et les conservateurs au sein même de l'entreprise tout en étant secondé, selon des employés, par le département des ressources humaines, qui restait sourd aux dénonciations adressées par des collègues de M. Chevalier.

Quand le journal en ligne Breitbart News a voulu en savoir plus sur cette affaire, il a frappé un mur. Google s'est refusé à tout commentaire quand Breitbart lui a entre autres demandé par courriel si l'entreprise rejetait toute forme de violence politique et si elle croyait que les partisans de Donald Trump étaient les bienvenus. De même, Google a refusé d'émettre des commentaires quand le journal lui a demandé si la violence verbale proférée par M. Chevalier constituait une violation de son code de conduite.

Aimez-vous ce journal ? Alors, suivez-nous sur Twitter, sur Facebook, sur GAB, sur notre fil RSS ou par le biais de notre infolettre. Si vous désirez en savoir plus sur ce journal, cliquez plutôt ici.