Possible collusion entre les libéraux fédéraux et Facebook

Possible collusion entre les libéraux fédéraux et Facebook

mar, 19/12/2017 – 11:30
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Le directeur des politiques publiques de Facebook, Kevin Chan, a rencontré des ministres du cabinet Trudeau.

Source : Radio-CanadaPhoto : LoboStudioHamburg, CC0

Kevin Chan, directeur des politiques publiques au sein de la compagnie Facebook, a rencontré des ministres du cabinet Trudeau au cours des derniers mois. Entre juin et septembre 2017, M. Chan a eu au moins quatre rencontres et a participé à deux panels avec les ministres des Institutions démocratiques, des Petites Entreprises, de l'Environnement, des Finances et de la Condition féminine.

« C’est très inquiétant », a déclaré Pascale St-Onge, présidente de la Fédération nationale des communications (FNC-CSN). « C’est notre culture, notre économie, notre souveraineté nationale qui est en jeu […] et ce qui me préoccupe, c’est que des entreprises américaines ont des entrées au gouvernement [beaucoup] plus ouvertes [que nous]. »

À l'opposition aussi on s'inquiète de cette proximité du gouvernement avec le géant du web : « C’est préoccupant, c’est dangereux pour notre démocratie de mettre entre les mains d'Américains notre autonomie », a lancé le député conservateur Alain Rayes, qui dénonce le manque de transparence d'une telle démarche.

Démarche qu'a tenu à expliquer la porte-parole de Facebook, Meg Sinclair, en soutenant que l'équipe des politiques publiques de Facebook au Canada « collabore avec les élus, les gouvernements et les candidats de tous les horizons politiques pour les aider à gérer leurs propres pages et à interagir efficacement avec les citoyens et les électeurs sur Facebook. »

Rappelons qu'en septembre dernier, on apprenait que Facebook voulait mettre sur pied un projet en vue de « protéger » le Canada contre les « fausses nouvelles ». Des experts avaient alors dit craindre une dérive autoritaire de l'entreprise américaine, qui censurerait des informations non pas parce qu'elles seraient fausses, mais parce qu'elles seraient contraires à un certain point de vue, désormais placé au rang de Vérité. Une telle dérive peut déjà se voir chez YouTube qui a, par exemple, censuré en août une vidéo dans laquelle était abordée une problématique sensible, mais réelle en Europe : les abus sexuels commis par les migrants illégaux accueillis à partir de 2015.

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