Les marques de commerce anglaises critiquées

Les marques de commerce anglaises critiquées

jeu, 01/03/2018 – 09:40
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Des groupes de pression déplorent que le français soit de plus en plus boudé par les entreprises montréalaises.

Sources : Mouvement Québec Français et Mouvement impératif françaisPhoto : alega2or, CC0

Eye Am, New Look, Le Man's Montréal, Optical Center, les marques de commerce de langue anglaise sont tendance à Montréal. Ce qui en inquiète certains, dont Maxime Laporte, président du Mouvement Québec français et de la Société Saint-Jean-Baptiste.

En entrevue à l'émission Le 15-28 de Radio-Canada, M. Laporte a parlé du déclin du français à Montréal, notamment dans l'affichage commercial. Il a expliqué que le Québec était passé, en 1977 lors de l'adoption de la Charte de la langue française, de l'unilinguisme français dans l'affichage commercial au bilinguisme avec nette prédominance du français à la fin des années 80, par suite d'une décision de la Cour suprême.

Puis, le gouvernement Couillard a introduit le concept de « présence suffisante » du français sur les façades des magasins. « Quelle sera la prochaine étape ? La présence symbolique du français ? », a demandé M. Laporte sur un ton ironique.

Le Mouvement impératif français (MIF) s'inquiète aussi de l'affaiblissement du français dans l'affichage à Montréal. Pour Jean-Paul Perreault, son porte-parole, il est clair que le gouvernement Couillard, en n'exigeant qu'une « présence suffisante » du français, a voulu plaire à son électorat anglophone.

Le site du MIF fournit à ce sujet quelques statistiques préoccupantes :

  • En 2012, plus de 18 % des commerces du centre-ville de Montréal affichaient un nom d'entreprise non conforme.
  • Plus de 26 % des commerces n'accueillaient pas exclusivement en français leur clientèle, alors que l'accueil bilingue est passé de 1 % à 13 % entre 2010 et 2012.
  • En 2010, 28 % des commerces pour l'ensemble de l'île de Montréal contrevenaient à la loi en matière d'affichage commercial.

Tout le milieu du travail au Québec semble d'ailleurs témoigner d'un recul du français, comme en font foi des données de Statistique Canada.

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