Un groupe de pression veut un ministère du numérique québécois

Un groupe de pression veut un ministère du numérique québécois

ven, 03/30/2018 – 13:00
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Il juge ce ministère essentiel pour assurer une diffusion numérique de qualité et en français des produits québécois.

Sources de l'article : Mouvement Québec français et Le Journal de MontréalSource de la photo : Dooblem, WikimediaCC BY-SA 3.0

Le Mouvement Québec français (MQF) a publié un article dans lequel il se réjouit de la décision de Québec de taxer les géants du web comme Amazon et Netflix dès l'an prochain. Cette décision fut annoncée dans le dernier budget provincial. Rappelons qu'Ottawa n'a pas l'intention d'imiter Québec.

« Que ces multinationales paient des taxes est une excellente nouvelle pour les artistes du Québec et l'ensemble de la production artistique du Québec, car cet argent pourra être réinvesti pour financer les productions artistiques québécoises », peut-on lire dans l'article du MQF.

Pour le MQF, toutefois, Québec doit saisir l'occasion pour aller plus loin encore et créer un ministère du numérique québécois. C'est que, souligne-t-il, les plateformes en ligne actuelles sont dominées par la musique anglo-saxonne et n'ont pas l'obligation de diffuser ou de financer des artistes québécois. Et même lorsque des produits québécois sont consommés, ce sont souvent des compagnies étrangères qui récoltent les profits.

Ce nouveau ministère permettrait au Québec de créer son propre écosystème culturel et linguistique, essentiel dans un contexte où la nation n'est qu'une minorité en Amérique du Nord et qu'elle doit innover pour protéger son marché.

« Seul un éventuel ministère du numérique québécois peut contrecarrer cette perte de souveraineté culturelle que provoquent les possibilités numériques actuelles tout en assurant une diffusion numérique de qualité des produits québécois », affirme le MQF.

Commentaires

Je dis "bravo". Je considère que cela ne devrait être qu'un début. Je suis d'accord avec MQF, pour un ministère du numérique qui nous permettrait de récolter les bénéfices, et ensuite les réinvestir chez nous.
Continuons le combat.

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