La question des quotas de contenu francophone refait surface

La question des quotas de contenu francophone refait surface

mar, 10/07/2018 – 17:30
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Gaston Bernier, qui se compare à un Don Quichotte protecteur de la langue, fait des vagues sur les ondes de Radio X.

Voici la ou les sources de cet article : Radio X, Le Devoir et L'ASULF / Voici la source de la photo : Rosana Prada, FlickrCC BY 2.0

La question des quotas de contenu francophone refait surface alors que plusieurs patriotes reprochent au Festival d'été de Québec de diffuser trop de spectacles en anglais. Gaston Bernier, secrétaire général de l'Association pour le soutien et l'usage de la langue française (ASULF), était invité lundi à venir en discuter sur les ondes de Radio X Québec.

Le chou ou la chèvre

Deux thématiques semblent se faire face dès que la question de la protection de la langue française refait surface. Qu'est-ce qui est le plus important : la liberté d'expression ou la protection de la langue française ? C'est à partir de ce dilemme que l'animateur Alexandre Leblond et son invité, Monsieur Bernier, ont croisé le fer.

Profitant de la récente sortie du Parti québécois (PQ) concernant les plaques d'immatriculation personnalisées, l'animateur a taquiné son invité au sujet d'une lettre ouverte qu'il a envoyée au quotidien Le Soleil pour réclamer qu'il y ait plus de français sur les futures plaques d'immatriculation personnalisées. Il a souligné que les gens allaient payer environ deux cents dollars pour leur plaque : alors, pourquoi ne pas les laisser « mettre ce qu'ils veulent plutôt que d'amener le débat sur le français » ?

Où se situe le rôle de l'État ?

Monsieur Bernier admet que « ce n'est pas le rôle de l'État de nous dire d'utiliser tel mot plutôt que tel autre sur les plaques d'immatriculation... » Toutefois, il affirme que la proximité du géant américain pose problème, dans un contexte où beaucoup d'usagers québécois utilisent un grand nombre d'expressions anglaises s'imaginant qu'elles font partie du bon usage de la langue française.

L'ASULF, comme tenait à le rappeler son secrétaire général, propose que l'État joue un rôle plus prépondérant afin de sensibiliser les usagers sur la nécessité d'améliorer la qualité générale du français en circulation. D'ailleurs, le site officiel de cette association met l'accent sur « l'amélioration de la qualité de la langue publique... »

Le débat a vite fait de rebondir sur la question des quotas de spectacles francophones présentés durant le Festival d'été de Québec. Alexandre Leblond, rappelant que les stations radiophoniques ont l'obligation de diffuser 65 % de chansons francophones, a demandé à M. Bernier s'il fallait opter pour les mêmes normes concernant les festivals.

M. Bernier tient à rappeler qu'il faudrait savoir ce que l'on veut : que les festivals, comme celui de Québec, soient des machines à faire de l'argent ou des espaces privilégiés pour permettre à la relève francophone d'y faire sa place. Et, pourquoi pas un mélange des deux ?

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Commentaires

En nommant un unilingue anglophone comme ministre de l’immigration du Canada, notre Justin national est sur la bonne voie.

Des centaines de citoyens francophones connus du Québec, sinon des milliers, ayant peur de représailles, ne peuvent vivre en famille normalement au Québec, qui avec sa femme, qui avec son époux, qui avec son conjoint ou conjointe, à cause de fonctionnaires anonymes et racistes, cachés à Paris, qui ne signent même pas leurs lettres circulaires, n’ont pas de numéro d’agent, ni téléphone, ni adresse de courriel ni site internet fonctionnel, apparaissant sur cette lettre.

Des citoyens Québécois francophones sont poussés au désespoir et à la ruine financière, certains ayant dépassé 10 ans d’attente et ayant dépensé plus de 50 000$ en frais d’avocats et d’appels.

Une véritable dictature exécutée par Ahmed, avec la bénédiction de notre caméléon et bouffon national qui va ailleurs pour inculquer de grands principes de démocratie qu’il ne pratique même pas at home.

- On a connu le film: "Le déclin de l'empire américain" et présentement à l'affiche: "La chute de l'empire américain" de Denis Arcand.
- On peut faire un lien:

- Maintenant, on connaît "le déclin du français" et bientôt ce sera la "chute du français".

Si on ne se réveille pas et si on ne réagit pas pour changer cette courbe descendante, on peut dire adieu au français au Qc.
Les Anglais auront gagné.

Partout, dans le monde, il y a des spectacles et festivals francophones qui sont non seulement artistiquement attractifs, mais aussi financièrement enviables. Alors, pourquoi cette volonté de noyer les productions francophones dans cet océan anglo-saxon qu'est l'Amérique du Nord ? Pour garder un juste équilibre... non je ne crois pas.
Faire en sorte de diluer la présence d'une langue en justifiant la liberté d'expression, c'est beaucoup ... Non ?

La population en Amérique du Nord, est de plus de 490 M dont environ 6 M de francophone au Québec.

États-Unis : 50 État
Canada : dix provinces et trois Territoires
Mexique : 31 ont le statut d'État.

Les deux sont indéniables car sans liberté d'expression la langue française ne peut survivre. Pourquoi pas 50 / 50 au festival d'été ( anglais / français ) ? Ainsi, il y aurait un juste équilibre.

Ça ne serait pas un juste équilibre. Le Québec est le seul territoire francophone en Amérique du Nord!!!

On est ni l'Ontario ni le N-B. Le Québec est une province reconnue francophone qui travaille très fort pour le demeurer. Nous sommes entourés de provinces anglophones et des USA . Notre langue est très fragile et on doit la protéger le plus possible.
Pas de compromis.