Le terrorisme intellectuel frappe une fois de plus Robert Lepage

Le terrorisme intellectuel frappe une fois de plus Robert Lepage

jeu, 26/07/2018 – 19:00
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3 commentaires

Après SLĀV, c'est au tour de Kanata d'être l'objet d'une annulation pour cause d'appropriation culturelle.

Voici la ou les sources de cet article : Facebook, L'Actualité, Radio-Canada, Twitter #1 et #2Voici la source de la photo : Time3000, WikimediaCC BY-SA 3.0 (Ajout d'un dégradé en arrière-plan)

Robert Lepage n'a pas de chance : après SLĀV, c'est au tour de son projet Kanata d'être annulé. La raison ? Manque de fonds. Du moins officiellement. Officieusement, c'est la rectitude politique et la question de l'appropriation culturelle qui semblent avoir eu raison de Kanata.

Le communiqué d'Ex Machina, la compagnie de Robert Lepage, parle du retrait de coproducteurs nord-américains qui s'intéressaient au spectacle. « Tenant compte de ce que nous avons vécu récemment, nous comprenons certainement leurs inquiétudes », est-il écrit dans le communiqué. « Mais sans leur apport financier, il ne nous est pas possible de compléter la création de Kanata avec le Théâtre du Soleil. Nous mettons donc un terme au projet ».

Faisant preuve d'une grande lucidité, Ex Machina plante le décor, sans jeu de mots, pour l'amorce d'un débat collectif : « [...] il nous faudra bien, tôt ou tard, tenter de comprendre, calmement et ensemble, ce que sont fondamentalement l'appropriation culturelle et le droit à une expression artistique libre ».

Kanata était décrit comme « une relecture de l'histoire du Canada à travers le prisme des rapports entre Blancs et Autochtones ». Mais le spectacle a fait l'objet de vives critiques d'un certain milieu qui l'accuse d'appropriation culturelle et lui reproche l'absence de comédiens autochtones. C'est ce qui a mis le feu aux poudres et provoqué le retrait des coproducteurs nord-américains.

Dès le départ d'ailleurs, le Conseil des arts du Canada aurait fait savoir qu'il refusait d'accorder une subvention à Robert Lepage à cause de l'absence d'acteurs autochtones, selon Radio-Canada.

Les réactions à l'annulation du spectacle se sont évidemment multipliées jeudi sur toutes les tribunes. Dans un message sur Twitter, le chef du Parti québécois, Jean-François Lisée, a parlé d'un « recul de la liberté artistique » qu'il juge « intolérable ».

Également sur Twitter, Mathieu Bock-Côté a lancé une flèche à l'endroit des politiciens : « [...] ce serait une bonne idée de vous porter clairement à la défense de la liberté d'expression et de condamner le politiquement correct qui étend son empire. À quoi servez-vous si vous êtes silencieux lorsqu'il faut défendre les fondements de notre société? », a-t-il écrit.

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Commentaires

"provoqué le retrait des coproducteurs nord-américains."
Les américains sont bien mal placés quand on voit comment ils ont traités les noirs chez eux.

Finalement, les efforts pour les intégrer, que ce soit les amérindiens ou les noirs ne fonctionnent pas.
Aussi bien oublié ces groupes et faire des pièces vraiment québécoises blanches et francophones.
Ainsi, on aura la paix.

Nous y voilà avec la rectitude politique. Ce n’est plus du respect, ni de la rectitude, mais de l’intolérance promue par une minorité de frustrés, malmenés par la vie et surement affligés de tares psychologiques. Chacune de leurs victoires augmente exponentiellement leur pouvoir de nuire. Jean-François Lisée a totalement raison, si F. Couillard voulait dénoncer le racisme systémique du Québec, il aurait plus à faire avec l’intolérance des antifas qui se manifeste maintenant dans l’art. Pour ce qui est de QS, semblable à lui-même, c’est de plus en plus le chantre de l’intolérance et le suppo des antifas.

Quand certaines gens du Québec arrêteront de vomir sur notre culture, nos créateurs, sur nos talents, sur notre propre identité, nos valeurs et notre art populaire. Fallait-il des immigrants contestataires venus d'ailleurs pour que les autochtones prennent le mord aux dents tous en même temps? Je croyais que l'éducation, la culture et l'instruction, avec le temps, apporteraient un peu de connaissances à l'histoire du Canada et du Québec comme celle de l'esclavage. Faut croire que ceux-ci veulent en faire un secret d'État ou réserver ça spécifiquement à certaines races, étouffer les faits et les circonstances puis garder le tout... fermé à double tour. Comment comprendre ces personnes qui ont vécu de tels problèmes si l'histoire n'est pas racontée. L'art contemporain fait parti de l'histoire peu importe ce qu'il représente, ce qu'il nous envoie comme message et peu importe l'horreur car cela sert à ce qu'elle ne se reproduise "Jamais ". Avez-vous compris le sens de mon commentaire?