Mais où est l'homme blanc ?

Mais où est l'homme blanc ?

mar, 30/10/2018 – 17:45
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Il s'agit d'une bonne question si l'on analyse la politique d'embauche de la Faculté de médecine de l'Université de Toronto.

Voici la ou les sources de cet article : Université de Toronto #1 et #2Voici la source de la photo : The Italian voice, FlickrCC BY 2.0

Le 23 octobre dernier, la Faculté de médecine de l'Université de Toronto a laissé savoir qu'elle voulait désigner jusqu'à 19 nouvelles chaires de recherche. Les candidats à ces postes seront sélectionnés parmi les assistants, les associés et les professeurs travaillant déjà à l'université.

Le hic, c'est que l'établissement invite les membres des quatre groupes suivants à postuler : « femmes, minorités visibles ou personnes de couleur, personnes avec un handicap ou personnes indigènes ». Vous l'aurez remarqué, les hommes blancs ont été omis de la liste.

La « diversité » à tout prix

L'Université de Toronto s'efforce d'atteindre les objectifs fixés par le gouvernement fédéral en matière de représentation des femmes, des minorités visibles, des personnes indigènes et des personnes handicapées, et ce, avant décembre 2019. À cet effet, notons que l'université excède déjà les objectifs en matière du nombre de chaires de recherches attribuées à des femmes.

La direction a bien l'intention de demeurer sur cette lancée et de favoriser les candidats appartenant à certains groupes désignés. « L'excellence ne peut être atteinte que lorsque tout le monde est accueilli dans la salle de classe, au laboratoire et sur le terrain », a déclaré Vivek Goel, vice-président à la recherche et à l'innovation de l'Université de Toronto. Celui-ci n'a pas manqué d'affirmer que « l'équité, la diversité et l'inclusion renforcent la qualité, la pertinence et l'impact de la recherche et de la formation ».

Un phénomène endémique

Il est de plus en plus fréquent que des organisations écartent des hommes blancs d'un processus d'embauche dans le but de promouvoir la « diversité ». Par exemple, en mars dernier, Fierté Montréal disait privilégier les candidats qui s'identifiaient « comme des femmes, des trans, des non binaires et/ou de couleur ».

De même, nous avions appris en avril dernier que Parcs Canada demandait aux femmes, aux Autochtones, aux personnes handicapées et aux membres des minorités visibles de « s'identifier sur leur candidature ». Plus récemment, la Ville de Montréal avait dévoilé qu'elle s'était associée à un organisme ayant sélectionné des candidats issus de « l'une des nombreuses communautés qui constituent la diversité montréalaise ».

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