Fiers d'être blancs ? Vous êtes racistes

Fiers d'être blancs ? Vous êtes racistes

lun, 05/11/2018 – 12:00
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Un « scandale » vient d'éclater au Canada anglais : des gens fiers d'être blancs ont décidé de s'afficher. Mauvaise idée.

Voici la ou les sources de cet article : Council of European Canadians, Vancouver Sun, Global NewsWinnipeg Sun et Twitter / Voici la source de la photo : Muboshgu, WikimediaCC BY-SA 4.0

Des affiches « It's Okay to be White » (« C'est correct d'être blanc ») placardées sur les murs des universités du Manitoba et de Toronto, ou encore dans les rues de New Westminster, en Colombie-Britannique, ont semé la consternation chez nos compatriotes canadiens-anglais, d'habitude si flegmatiques. La raison est simple : s'il est bien d'afficher son appartenance à la communauté sikhe, musulmane ou noire, en revanche, manifester sa « blanchitude » est vu comme un acte grossièrement raciste.

Dans les médias, le message est on ne peut plus clair, comme en fait foi ce titre dans le Winnipeg Sun : « Des affiches racistes extrêmement troublantes sont disséminées sur le campus de l'Université du Manitoba ». Ou comme celui-ci, sur le site Internet de Global News : « Des signes destinés à créer des tensions raciales sont affichés à l'Université de Toronto ».

À New Westminster, la police a ouvert une enquête. À Ottawa, le ministre de la Défense, Harjit Sajjan, a mis son grain de sel. « Ces affiches peuvent paraître innocentes, mais les relents racistes qu'elles représentent n'ont aucune place au Canada. Fier de la vive réaction des Canadiens contre ce comportement. Nous continuerons à nous lever contre la haine et l'intolérance », a-t-il écrit sur Twitter, dans la langue qu'il comprend le mieux, l'anglais.

À l'Université du Manitoba, un peu plus et on aurait pu croire que la direction ferait appel à M. Sajjan pour qu'il mobilise l'armée. Le président de l'université, David Barnard, a déclaré sans aucune once d'ironie que la personne qui avait apposé les affiches faisait partie d'un « effort international [coordonné de la part] de groupes néonazis et suprémacistes blancs ». Rien de moins.

Or, la personne à l'origine des affiches de l'Université du Manitoba, qui se fait appeler Martin Luther, a écrit un texte sur le site Internet Council of European Canadians. Pour lui, sa démarche n'est rien d'autre qu'une campagne de sensibilisation. Lui-même étudiant de cette université sise à Winnipeg, Luther nous décrit la difficulté d'être blanc sur le campus.

Il raconte que des professeurs y enseignent que les Blancs sont coupables de jouir d'un privilège et d'un pouvoir « non mérités », qu'ils oppriment les personnes de couleur, qu'ils sont nés racistes et représentent le seul groupe racial capable d'être « raciste ». Ces mêmes professeurs nous mettent en garde : les Blancs que nous sommes devront tôt ou tard nous soumettre aux personnes de couleur en abandonnant notre pouvoir. Bel avenir en perspective.

Pour Marther Luther, la réaction de la direction de l'université concernant les affiches est symbolique d'une phobie de l'homme blanc. Devons-nous bientôt parler de « blanchophobie » ?

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Commentaires

Hier, j'écoutais Un souper presque Parfait une émission en rafale de la station X à la télé. Dans les invités il y avait un hétéro, un homosexuel, une jeune fille blonde fort jolie, une autre brunette dynamique et une haïtienne d'âge mûre. À ce souper, j'ai pu constater " on live " le racisme, la jalousie et l'envie de la part de cette Haïtienne car elle a traité la jeune brunette "d'enfant gâtée et de poule de luxe". Quand à la blonde, elle ne lui a pas adressé la parole de la semaine. Elle préférait l'ignorer. Au cours d'un souper, elle a dit préférer avoir un homme laid qu'un bel homme car il y avait moins de chance de se le faire enlever. Par contre, elle a préféré se trémousser avec le gai qui en a remis tout au long de la semaine. Elle a osé citer qu'un enfant au 5 min, à Haïti meurt de faim. Toutefois, elle a levé le nez sur la majorité des plats lors des soupers. Elle a tué l'atmosphère des émissions et a démontré un racisme et une jalousie malsaine face aux invitées en place..

Il y a pire, être un homme, blanc, hétéro, francophone et demeurer au Québec. Chanceux d’être encore vivant.
Ce genre de dénie et de guerre de la « bien pensance » provoque automatiquement la création de groupes et mouvements qui affirment et affirmeront encore plus dans l’avenir, leur blanchitude. Suprémacistes blancs, suprémacie du mâle, lutte contre les LGTB... ce ne sera que des mouvements de légitime défence. Un pendule monte haut d’un côté, grâce à l’élan qu’il a reçue de l’autre. Plus ces cinglés de la gauche, de la rectitude politique taperont sur ce clou, plus la réaction sera dur et parfois violente.

Une fois de plus " les maudits blancs " se retrouveront au banc des accusés. Oser s'afficher " Blancs " dans un Canada sous un ciel qui s'obscurcit . La tempête gronde et la noirceur fait place à la fraîche blancheur canadienne. Il est vu comme raciste d'afficher sa fierté d'appartenir à nos fondateurs canadiens français / anglais mais de race blanche. " La Mode actuelle " fait place à la couleur. Remarquez que je n'ai rien contre la couleur mais lorsque celle-ci déteint sur le blanc...c'est très désagréable. À mon avis, à chacun sa couleur car les mélanges ça ne donnent pas toujours les effets escomptées. Par contre, je peux affirmer qu.à travers les décennies, les Blancs ont su malgré tout, tirer leur épingle du jeu. Avec le multiculturalisme, les communautés vivront en parallèle comme elles l'ont toujours fait et ce, chacun dans leur patelin. Cependant, chaque communauté devra faire des efforts afin de participer aux biens communs sinon ce sera la fin d'un Canada prospère...non?