Les francophones de la Colombie-Britannique inquiets de leur sort

Les francophones de la Colombie-Britannique inquiets de leur sort

mar, 06/11/2018 – 08:15
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La Fédération des francophones de Colombie-Britannique somme l'administration Trudeau d'intervenir.

Voici la ou les sources de cet article : #ONFR et Gouvernement du Canada Voici la source de la photo : CC0

La Fédération des francophones de Colombie-Britannique (FFCB) interpelle la ministre canadienne responsable des Langues officielles au pays, Mélanie Joly, afin qu'elle fasse une déclaration ou donne une directive à l'intention de l'appareil gouvernemental pour que soit respectée la partie 7 de la Loi sur les langues officielles.

De même, la FFCB souhaite que les droits linguistiques au Canada soient appliqués en fonction de la jurisprudence et de l'interprétation qui a été faite jusqu'à présent concernant cette loi.

Les conséquences d'un revers en Cour fédérale qui se font déjà sentir

Cette urgence d'agir pour la FFCB fait suite à sa défaite en Cour fédérale face au gouvernement canadien. La Fédération des francophones de Colombie-Britannique contestait devant les tribunaux la décision du gouvernement conservateur en 2008 de transférer aux provinces la responsabilité d'offrir les services et programmes d'aide à l'emploi.

Or, cette décision de l'administration Harper a eu comme effet de réduire l'accès à des services à l'emploi en français en Colombie-Britannique. La cause a depuis été portée en appel par la FFCB ainsi que par le Commissariat aux langues officielles du Canada.

Selon la partie 7 de la Loi sur les langues officielles, portant sur la promotion du français et de l'anglais, « le gouvernement fédéral s'engage à favoriser l'épanouissement des minorités francophones et anglophones du Canada et à appuyer leur développement, ainsi qu'à promouvoir la pleine reconnaissance et l'usage du français et de l'anglais dans la société canadienne ».

De plus, toujours selon la partie 7 de la Loi, « il incombe aux institutions fédérales de veiller à ce que soient prises des mesures positives pour mettre en oeuvre cet engagement. Il demeure entendu que cette mise en oeuvre se fait dans le respect des champs de compétence et des pouvoirs des provinces ».

La Cour fédérale avait jugé en mai dernier que le gouvernement conservateur n'avait pas manqué au respect de ses obligations linguistiques en transférant aux provinces la responsabilité d'offrir les services et programmes d'aide à l'emploi. Le juge avait estimé que le concept de « mesures positives » n'était pas assez bien défini pour servir à contester une action prise par un gouvernement.

Les obligations linguistiques rattachées aux ententes entre le fédéral et les provinces lors de transferts de compétence sont également comprises dans la contestation en appel.

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Commentaires

Nous vivons une décennie où le noir envahi le blanc, le français s'anglicise, les lois sont ignorées, changées, bafouées tandis que Trudeau à Ottawa prône l'entrée en masse d'immigrants baragouinant toutes sortes de dialectes sauf le français et Plante à Montréal veut une ville de moins en moins francisée car l'anglais est la langue du " Marché " surtout à l'International. Comment une abitibienne et un canadien mi/anglophone peuvent saigner autant notre belle langue issue de la Nouvelle-France? À vrai dire ces deux-là, sont-ils vraiment intéressés à leurs racines? J'en doute fortement. Un jour. l'histoire de notre pays refera surface et ces deux là et leurs progénitures n'en seront certainement pas fiers.