Les enseignants ne doivent pas porter de signes religieux

Les enseignants ne doivent pas porter de signes religieux

sam, 10/11/2018 – 20:30
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Dans une lettre ouverte publiée dans La Presse, Nadia El-Mabrouk rappelle que la laïcité passe d'abord par l'école.

Voici la ou les sources de cet article : La Presse+ / Voici la source de la photo : CC0

Le gouvernement caquiste doit aller de l'avant avec son projet d'interdire le port de signes religieux chez les figures d'autorité. C'est ce qu'affirme Nadia El-Mabrouk, professeure d'informatique à l'Université de Montréal et militante bien connue pour la laïcité.

Avant toute chose, selon Mme El-Mabrouk, l'État doit protéger la liberté de conscience des enfants. C'est pourquoi on ne doit pas tomber dans le piège du culte de la diversité et ainsi croire que l'affichage religieux favoriserait l'intégration. « Comment peut-on ignorer les tensions religieuses et politiques véhiculées par les signes religieux ? », demande-t-elle.

Pour conforter sa position, la professeure s'appuie sur un sondage Léger et Léger paru il y a quelques semaines et qui montre que 81 % des Québécois pensent que les croyances religieuses devraient demeurer dans le domaine du privé. « C'est cette aspiration du peuple québécois à la laïcité que semble avoir entendu François Legault », soutient-elle.

Elle en veut d'ailleurs au précédent gouvernement libéral qui, dit-elle, « a préféré user d'accusations de racisme, ce qui n'a fait qu'exacerber les tensions et alimenter les extrêmes ! » Une attitude qu'ont aussi adoptée certaines commissions scolaires et des syndicats d'enseignants, ce qu'elle déplore.

Mme El-Mabrouk a par ailleurs abordé le cas de la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse (CDPDJ) qui « a déjà considéré que le crucifix devait être retiré des salles de classe, car jugé attentatoire à la liberté de conscience des élèves tenus de le regarder toute la journée ». Elle pose donc une question de circonstances : « Alors que dire du signe religieux de l'enseignant, une figure d'autorité morale, en lien émotif avec l'enfant à un âge où il est influençable ? »

Une question qui risque de revenir dans l'actualité au cours des prochains mois puisque le gouvernement de la CAQ a décidé de retarder le dépôt de son projet de loi sur la laïcité.

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