La culture de la victimisation est comparable à un cancer social

La culture de la victimisation est comparable à un cancer social

mar, 08/01/2019 – 16:00
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Deux professeurs américains de sociologie viennent de sortir un bouquin qui met en lumière les effets néfastes de ce fléau.

Voici la ou les sources de cet article : Breibart, The College Fix, et QuilletteVoici la source de la photo : Ellie Nakazawa, FlickrCC BY-SA 2.0

L'essai, intitulé « Le rayonnement de la culture victimaire », montre du doigt cette « culture victimaire » particulièrement perfide qui gangrène la vie des campus universitaires américains. Les auteurs défendent la thèse qu'un nombre croissant de jeunes Américains tirent profit de l'exploitation de leur statut de prétendue minorité pour se faire « des couilles en or ».

La supériorité morale des minorités

Ils en profitent, du même souffle, pour arguer que les défenseurs de cette nouvelle tendance culturelle estiment qu'il est particulièrement noble d'appartenir à une minorité en particulier. Et, ce sentiment de supériorité morale fera en sorte que certains jeunes adultes utilisent ce statut de minorité agissante pour réduire à néant la réputation de ceux qui leur auraient causé les plus insignifiants préjudices. En d'autres termes : il est profitable de faire partie d'une minorité afin de tirer avantage des moindres contrariétés de la vie pour réclamer des dédommagements à l'infini.

Le site Breitbart News en a profité pour broder une recension de cet essai percutant rédigé par les professeurs Bradley Campbell et Jason Manning en 2018. Le point fort de l'article parvient à mettre en lumière le coeur de l'essai : à savoir que cette « culture de la victimisation » constituerait une nouvelle source de fierté culturelle pour la jeunesse américaine.

L'avantage d'être une victime

En effet, le fait de se considérer comme une « victime » serait susceptible de conférer au bénéficiaire une aura d'honorabilité, quelque chose qui fera en sorte d'ennoblir ce dernier. Les auteurs de cet essai perspicace prennent la peine de souligner qu'à une autre époque la fierté émanait de la richesse, des honneurs ou de la dignité. Certainement pas du fait de se considérer comme une victime et... de le crier à tout-va.

The College Fix, un autre média alternatif, met en exergue une chronique publiée par le Professeur Campbell dans les pages du journal d'opinion Quillette. Ce dernier n'hésite pas à comparer la « culture de la victimisation » aux cultures et autres codes ancestraux de l'« honneur ». Précisant sa pensée, Bradley Campbell nous rappelle que « dans les cultures de l'honneur les hommes voulaient être perçus comme des personnes formidables. [...] Mais, la nouvelle culture de la victimisation parvient à lier la susceptibilité face aux offenses avec un désir d'exercer une forme d'autorité ».

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