Les chasseurs ne veulent plus être associés à des tragédies

Les chasseurs ne veulent plus être associés à des tragédies

lun, 11/02/2019 – 13:39
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Ils estiment que le registre sur les armes à feu reflète l'incompréhension des citadins à l'égard de la réalité rurale.

Voici la ou les sources de cet article : Info DimancheVoici la source de la photo : CC0

Deux directeurs de l'Association Chasse et Pêche des Basques en avaient long à dire sur la question du Service d'immatriculation d'armes à feu du Québec (SIAF). « Plus de 80 % des chasseurs et amateurs de tirs que je connais n'ont pas enregistré leurs armes et ils ne le feront pas », a déclaré l'un des deux hommes dans le cadre d'une entrevue accordée à Info Dimanche.

Les deux chasseurs, qui ont préféré conserver l'anonymat, croient que ce refus de se conformer à cette mesure découle en partie du fait que les propriétaires d'armes se méfient du gouvernement. Entre autres, ils sont d'avis que l'immatriculation cache le désir éventuel de bannir certaines armes.

Ils ont ajouté que leur groupe en avait « ras-le-bol du mépris des urbains qui ne connaissent pas la réalité des chasseurs et des régions ». Ces derniers déplorent ainsi la décision du gouvernement provincial d'avoir choisi la date de la tuerie de la mosquée de Québec pour marquer l'entrée en vigueur du registre.

« Nous ne sommes pas des criminels et c'est une erreur de nous associer à des tragédies, auxquelles nous ne sommes pas insensibles d'ailleurs », ont-ils rappelé.

Notons que toute arme doit être immatriculée au SIAF depuis le 29 janvier. Toujours est-il que même si on estime que 1,7 million d'armes circulent dans la belle province, seulement 386 253 d'entre elles avaient été enregistrées avant la date butoir.

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