La situation du marché de l'emploi n'est pas si rose

La situation du marché de l'emploi n'est pas si rose

ven, 31/08/2018 – 19:00
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L'Institut Fraser estime que le ministre des Finances Bill Morneau est trop optimiste dans son évaluation de la situation.

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La récente allégation du ministre des Finances du Canada indiquant que « le taux de chômage canadien [soit] à son plus bas niveau depuis 40 ans » ignore le contexte nord-américain. C'est ce qu'affirme l'Institut Fraser de Colombie-Britannique. On reproche à Bill Morneau de ne considérer que les strictes données sur le taux de chômage, sans tenir compte du vieillissement de la population qui provoque un déclin de la main d'œuvre.

Mettre en contexte notre situation

L'Institut Fraser vient de compléter un bilan des performances du marché de l'emploi canadien comparées avec les États-Unis entre 2015 et 2017. Ce bilan a été réalisé au moyen d'une grille d'évaluation de la performance (de 0 à 100) d'une soixantaine de provinces et d'États américains en fonction de huit indicateurs, incluant le secteur privé et le taux d'emplois global, le taux de chômage, l'étendue des emplois à temps partiel et la productivité de la main-d'œuvre.

Si l'on se fie à ce bilan, les provinces ou les États ayant obtenu le plus haut résultat se démarquent en raison d'une meilleure performance. L'Institut Fraser en profite pour souligner que les provinces canadiennes affichent des performances nettement inférieures à celles enregistrées au sud de la frontière.

Une performance médiocre

Ainsi, les locomotives de l'économie canadienne, soit l'Alberta, l'Ontario et la Colombie-Britannique affichent une note d'évaluation de moins de 55 %. Cela représente une performance médiocre si l'on se base sur les critères d'analyse retenus. Les provinces de l'Atlantique tirent de l'arrière puisqu'elles occupent quatre des cinq positions les plus faibles. Le Québec n'est pas mentionné dans cette étude, mais on peut présumer qu'il devrait afficher une mauvaise performance puisque les locomotives canadiennes ne sont pas capables de passer le test.

Là où le bât blesse, c'est au niveau de la qualité des emplois disponibles, alors qu'un nombre croissant de travailleurs canadiens doit se contenter de postes à temps partiel. C'est en analysant l'indicateur concernant l'étendue des emplois à temps partiel qu'on arrive à constater que chaque province canadienne se classe dans la section médiane qui performe le moins. Il semble donc que les emplois à mi-temps soient un facteur d'appauvrissement de notre bilan en ce qui concerne la compétitivité du marché de l'emploi.

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