Jeff Fillion blâmé par le Conseil de presse

Jeff Fillion blâmé par le Conseil de presse

mer, 14/08/2019 – 11:00
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Le Conseil juge que M. Fillion a tenu des propos « discriminatoires » et « racistes » envers la communauté mexicaine.

Voici la ou les sources de cet article : Conseil de presse du QuébecVoici la source de la photo : CC0

Le Conseil de presse a jugé que l'animateur Jeff Fillion avait fait preuve de discrimination et de racisme envers la communauté mexicaine sur les ondes de Radio X. Les deux plaignantes, Guitté Hartog et Maria Isabel Sanchez Toledo, ont apparemment été chamboulées après que M. Fillion eut lu le message texte venant de l'un de ses auditeurs.

Voici la retranscription de l'extrait audio dont il est question :

« Les Mexicains, les gars [...] de l'Amérique centrale, c'est des travaillants. C'est les gens qui font les grosses jobs tough aux États. Ils bâtissent les maisons, ils font de la réno, ils font ci, ils font ça. Allez les chercher ! Eux autres, ils ont pas peur de l'ouvrage. Pis vous allez voir : Un, ça va prendre un maudit bout avant qu'ils parlent français, ils vont parler espagnol quasiment toute leur vie. Ils vous écoeureront pas avec des histoires de syndicat pis des patentes de même. Vous allez avoir la grosse paix. Laissez les portes ouvertes. »

Selon les valeureux décideurs chargés de trancher cette affaire, l'animateur a « fait preuve de discrimination en véhiculant des préjugés selon lesquels les Mexicains et les [Latino-Américains] représentent une main-d'oeuvre qui n'apprendra jamais le français, qui est docile et peu revendicatrice en matière de droit du travail ».

Bien qu'ils reconnaissent que M. Fillion puisse partager son point de vue voulant que les Mexicains soient une solution à la pénurie de main-d'oeuvre québécoise, ils sont d'avis que la « déontologie journalistique » lui interdit d'employer « des termes discriminatoires » pour faire valoir ses opinions.

Malgré cette leçon de morale, notons que le Conseil de presse n'a pas pu traiter le grief. « La plaignante déplore de la diffamation, un grief que le Conseil ne traite pas, car la diffamation n'est pas considérée comme étant du ressort de la déontologie journalistique et relève plutôt de la sphère judiciaire », peut-on lire dans le jugement.

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