Les taxis montréalais n'aiment pas la libre concurrence

Les taxis montréalais n'aiment pas la libre concurrence

lun, 08/04/2019 – 08:00
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Un lecteur du journal compare le système de taxis à Montréal et celui en Côte d'Ivoire, d'où il revient. Voici ses pensées.

Voici la source de la photo : Domaine public

Le texte ci-dessous est un article d'opinion écrit par un de nos lecteurs, Michel J. Grenier, et relayé par le journal Le Peuple. Il a été légèrement modifié, mais le propos demeure identique. Vous pouvez nous envoyer votre propre article d'opinion en cliquant ici.

J'écoute le représentant des taxis qui manifestent à Montréal.

J'arrive de près de six mois à Abidjan, Côte d'Ivoire, où il y a, selon moi, plus de taxis que de véhicules réguliers.

Il y a les taxis oranges avec qui le client peut négocier le prix de chaque course. Si le prix est trop élevé, next, on en prend un autre.

La libre compétition fait que les prix ont du sens pour le client.

Il y a aussi les taxis verts communaux qui restent dans un secteur particulier. Ce taxi ramasse des clients et en dépose tout le long du parcours et vous payez un montant minime puisque le coût de la course est partagé entre tous les passagers.

Si je regarde le coût des taxis, ici, ça n'a plus beaucoup de sens.

C'est pourquoi, protégé par un véritable cartel, le prix du permis original a grimpé selon la gourmandise de l'acheteur du prochain permis qui est dans un marché cartellisé.

Certains, plus gourmands et ambitieux, ont acheté plusieurs permis dans ce marché protégé sans compétition.

Ça me fait penser aux quotas et au cartel du lait, beurre et poulet où nous, les consommateurs, sommes forcés de payer deux à trois fois le prix puisque le marché est fermé et protégé.

À l'ère de l'Internet, il y a de moins en moins de frontières et les marchés s'ouvrent, pour le plus grand bien des consommateurs.

Le gouvernement actuel, après avoir accepté un projet-pilote avec Uber, offre aux taxis de racheter leurs permis à prix d'or, à même nos taxes et impôts.

Le ministre leur demande de venir s'asseoir à la table pour regarder, avec eux, comment les millions seront répartis entre eux.

Et voilà qu'ils refusent et prennent les citoyens en otage.

Je crois que c'est de l'abus envers les clients, nous, et nos gouvernants.

Ceux qui ont revendu leurs permis à prix d'or sont-ils venus partager leurs profits avec nous ?

Les taxis qui ne comprennent pas ça, poussent les hauts cris ou menacent de se suicider ont sûrement besoin d'un bon psychologue ou psychiatre.

Il me semble évident que les taxis actuels n'aiment pas la libre concurrence.

Michel J. Grenier

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