Notre-Dame de Paris : la mort d'un symbole, la fin d'une histoire

Notre-Dame de Paris : la mort d'un symbole, la fin d'une histoire

mar, 16/04/2019 – 12:00
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En voyant les images de ce joyau du patrimoine chrétien en feu, l'idée de l'effondrement d'une culture nous vient à l'esprit.

Voici la source de la photo : Remi Mathis, WikimediaCC BY-SA 4.0

Les images de l'église Notre-Dame de Paris en proie aux flammes en ont consterné plus d'un, à commencer par ceux pour qui ce grand monument de l'Histoire a été érigé, les catholiques. La grande dame sera reconstruite, a-t-on fait savoir ; déjà, 100 millions d'euros ont été promis par une riche famille française.

C'est tant mieux, mais si on peut rebâtir un édifice, on ne peut malheureusement pas en reconstruire l'Histoire. Devant la vision apocalyptique de ce grandiose lieu de culte prêt à s'effondrer, je ne pouvais m'empêcher d'y voir comme un symbole de la mort d'une époque, d'un système d'idées et même d'une civilisation. C'est comme si cet incendie incarnait la débâcle de l'Occident et que chacun des gouvernements occidentaux était notre Néron à nous.

La civilisation occidentale, qui a pris racine dans le christianisme, s'est épanoui au siècle des Lumières avec l'apparition de principes qui n'ont jamais traversé les frontières de l'Orient, ce que les tenants de l'universalisme passent trop souvent sous silence. Or, tant le christianisme que les idées des Lumières sont aujourd'hui cadenassés par une gauche néo-socialiste enthousiaste, par son inclination à l'ouverture des frontières, à l'idée d'accueillir des opinions aux antipodes de celles qui ont permis l'émergence de l'Occident comme seule civilisation porteuse de la liberté avec un grand L.

Pour les gouvernements occidentaux – ceux-là mêmes qui se disent libéraux, mais qui sont surtout aveugles à la lente agonie de leurs peuples –, la principale menace depuis 1945 est le nationalisme. Il ne leur est pas venu à l'esprit que cet ensemble que représente la civilisation occidentale est pourtant la somme de tous les nationalismes. Sans le nationalisme polonais, français, allemand, québécois, canadien et autres, la charpente du grand édifice de la civilisation occidentale risque de s'écrouler.

Mais le nationalisme est aujourd'hui plus que jamais jugulé par ces gouvernements qui n'ont visiblement pas compris que la liberté s'arrête là où commence celle des autres. Et c'est ici que le bât blesse, car la « liberté » des autres, on le voit bien, ne porte pas forcément le même sceau que la nôtre.

De grands bâtisseurs ont été écartés des livres d'histoire de ce côté-ci des frontières civilisationnelles et leurs statues déboulonnées au nom de la rectitude politique. Peu importe que notre civilisation eût été façonnée par ces mêmes bâtisseurs et que les idées qui ont fait cette civilisation eussent sorti tout droit de leur esprit, les universalistes ont voulu signer leur arrêt de mort sans même donner la possibilité aux sociétés d'en débattre.

Déclin démographique, patriotisme calomnié, mépris du peuple et acceptation d'un multiculturalisme qui sollicite la compassion pour les autres tout en dénigrant les cultures locales, notre civilisation s'écroule et avec elle, ses emblèmes.

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