L'ONU a finalisé son Pacte mondial sur les migrations

L'ONU a finalisé son Pacte mondial sur les migrations

lun, 16/07/2018 – 10:29
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Le Pacte mondial remet en question la souveraineté des États au profit des « droits de tous les migrants ».

Voici la ou les sources de cet article : ONU #1, #2, #3 et La Maison-Blanche / Voici la source de la photo : CC0

Vendredi dernier, l'Organisation des Nations Unies (ONU) a annoncé avoir finalisé le Pacte mondial pour des migrations sûres, ordonnées et régulières. Il devra être formellement approuvé les 10 et 11 décembre prochains lors d'une conférence intergouvernementale qui se tiendra à Marrakech, au Maroc.

Les discussions qui ont mené à l'adoption du Pacte mondial ont duré dix-huit mois. En décembre 2017, les États-Unis, sous la gouverne de Donald Trump, ont cependant fait savoir qu'ils ne le signeraient pas, car ils jugent qu'il pourrait nuire à leur « droit souverain » à « faire respecter leurs lois sur l'immigration » et à « sécuriser leurs frontières ».

Une telle crainte n'est pas sans fondement. En effet, le Pacte mondial découle de la Déclaration de New York sur les réfugiés et migrants du 19 septembre 2016. Celle-ci adhère à une logique qui promeut une sorte de fédéralisme mondial, reléguant l'État-nation loin derrière.

Par exemple, l'ONU interdit dans la Déclaration de New York « toute discrimination fondée sur la race, la couleur, le sexe, la langue, la religion, l'opinion politique ou toute autre opinion, l'origine nationale ou sociale, la fortune, la naissance ou toute autre situation » à l'endroit des migrants. Elle affirme aussi que les migrants illégaux devraient être traités comme des migrants « légaux ».

L'ONU a déclaré, par le biais d'un communiqué de presse, que « les droits de tous les migrants » étaient au centre du Pacte mondial. En outre, le Président de l'Assemblée générale des Nations Unies, Miroslav Lajčák, a remis en question la souveraineté des États, estimant que le Pacte mondial pouvait constituer une « ressource » servant à l'atténuer et permettant de trouver un « juste équilibre » avec « les droits des peuples ».

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