L'organisation internationale de la francophonie : une absurdité

L'organisation internationale de la francophonie : une absurdité

lun, 15/10/2018 – 09:30
Posté dans :
1 commentaire

Comme les Nations unies, l'Organisation internationale de la francophonie manque sérieusement de crédibilité.

Voici la ou les sources de cet article : CPAC (07:17 à 08:10 ; 09:11 à 12:04) et Radio-CanadaVoici la source de la photo : Treehill, WikimediaCC BY-SA 4.0

En conférence de presse, Justin Trudeau a dû se défendre de s'être rallié à la candidature de Louise Mushikiwabo à la présidence de l'Organisation internationale de la francophonie (OIF) en échange d'un appui de la France et des pays africains pour l'obtention d'un siège au Conseil de sécurité de l'ONU.

« Le Canada a appuyé la candidate rwandaise quand c'était clair qu'il y avait un consensus de la part des pays africains et donc de la francophonie », a déclaré le premier ministre à Erevan, en Arménie, à la suite de la nomination de Mme Mushikiwabo à la tête de l'OIF vendredi dernier.

Cette dernière avait reçu l'appui du président de la France, Emmanuel Macron. Un appui de taille, que les pays africains avaient consolidé. Pourtant, l'actuel ministre des Affaires étrangères du Rwanda n'aurait jamais dû faire l'unanimité.

D'abord parce que son pays, sous la direction de Paul Kagame, s'est écarté de la francophonie pour accorder plus de place à l'anglais. « L'anglais est une langue avec laquelle on va plus loin que le français. Au Rwanda, le français ne va nulle part », avait déclaré Louise Mushikiwabo le 11 septembre 2011. Le français n'est même plus enseigné dans les écoles rwandaises. En outre, la rédaction des actes officiels du gouvernement se fait maintenant en anglais, selon ce que rapporte Radio-Canada.

Mais si la nomination de Mme Mushikiwabo à la tête de l'OIF pose problème, c'est en grande partie à cause du piètre bilan du Rwanda en matière de droits de la personne. Au moins deux journaux, Umuseso et Umuvugizi, ont autrefois été suspendus pour six mois, « accusés de représenter une menace pour la sécurité nationale », selon Radio-Canada. Mme Mushikiwabo avait également justifié l'arrestation d'une opposante politique, Victoire Ingabire Umuhoza.

Amnistie internationale, Human Rights Watch et Reporters sans frontières ont dénoncé à plusieurs reprises la répression qui sévit au Rwanda depuis la prise du pouvoir de Paul Kagame en 2000.

Nous avons besoin de votre aide !

Le premier ministre Justin Trudeau s'est allié aux médias traditionnels en leur offrant près de 600 millions de dollars. Au média Le Peuple, nous refusons toute aide gouvernementale. Afin de survivre et de devenir un véritable média de masse indépendant, nous avons cependant besoin de votre implication. Vous pouvez faire la différence.

Aidez-nous financièrement en achetant un abonnement :

Acheter un abonnement

Suivez notre journal afin de ne rien manquer de nos derniers articles :

Suivre le journal

Que pensez-vous de cet article ?