Ramener les djihadistes ? Pas si vite, dit le sénateur Boisvenu

Ramener les djihadistes ? Pas si vite, dit le sénateur Boisvenu

sam, 17/11/2018 – 09:00
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Pour Pierre-Hugues Boisvenu, les jeunes djihadistes québécois partis en Irak et en Syrie sont des « bombes à retardement ».

Voici la ou les sources de cet article : QUB radio (16:06 à 24:46) / Voici la source de la photo : CC0

Le sénateur Pierre-Hugues Boisvenu a réagi aux propos d'Herman Deparice-Okomba, directeur du Centre de prévention de la radicalisation menant à la violence (CPRMV), qui demandait cette semaine au gouvernement fédéral de rapatrier les jeunes Québécois partis en Irak et en Syrie pour faire le djihad.

TVA Nouvelles rapportait mardi que neuf Québécois, qui s'étaient engagés aux côtés de groupes tels que l'État islamique, se trouvaient toujours en Syrie ou en Irak. Parmi ceux-là figurent au moins quatre Québécoises qui y auraient donné naissance. Leurs familles sont pratiquement sans nouvelles depuis leur départ. « C'est le désespoir, les familles ne vivent plus », avait déclaré Herman Deparice-Okomba à ce sujet. « Des familles [... ] nous disent : comment peut-on passer Noël sans avoir les nouvelles de son fils, de sa fille ou de ses petits-enfants ? »

Le sénateur apporte une tout autre dimension au débat. « Il faut être excessivement sévère [et] excessivement rigoureux pour lancer un message à d'autres jeunes », a déclaré ce dernier en entrevue à l'émission Politiquement incorrect de Richard Martineau sur les ondes de QUB radio. Pour M. Boisvenu, le Canada ne peut se permettre de faire revenir ces jeunes soldats d'Allah sans vérifier leur dossier de fond en comble et analyser leur « niveau de dangerosité ».

Il déplore surtout que le gouvernement Trudeau tienne un discours ambivalent sur ces islamistes qui souhaitent revenir au pays. D'un côté, les libéraux privilégient la prévention plutôt que la répression, mais de l'autre disent vouloir s'en tenir à la justice. Or, pour le sénateur, il n'y a pas de place pour l'ambivalence dans ce dossier sensible. Ces jeunes qui ont fréquenté des terroristes et possiblement commis des actes criminels à l'étranger constituent un danger pour la sécurité des Canadiens, a-t-il rappelé, en disant d'eux qu'ils étaient de véritables « bombes à retardement ».

Le sénateur en veut également à la lenteur du système de justice, dont les conséquences peuvent s'avérer néfastes. Libérés en attente de leur procès, les jeunes islamistes auraient tout le loisir, à l'aide des réseaux sociaux par exemple, de rebâtir une « communauté de terroristes pour éventuellement commettre des actes terroristes » au pays.

Il n'a pas manqué d'écorcher une fois de plus le gouvernement Trudeau pour sa gestion du dossier des vétérans canadiens, s'indignant du « double standard » qui prévaut à Ottawa, où on laisse tomber les anciens combattants tandis que l'on traite les criminels et les djihadistes avec plus de respect.

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