Les États-Unis font la leçon à l'ONU

Les États-Unis font la leçon à l'ONU

jeu, 20/12/2018 – 18:30
Posté dans :
10 commentaires

Le Pacte sur les réfugiés a été entériné mercredi, non sans que Washington fustige l'organisation internationale.

Voici la ou les sources de cet article : ONU et XinhuaVoici la source de la photo : Gage Skidmore, Flickr, CC BY-SA 2.0

C'était un passage obligé : le Pacte mondial pour des migrations sûres, ordonnées et régulières devait être entériné par l'Assemblée générale des Nations unies, ce qui fut chose faite, mercredi, par 152 voix pour, 5 contre et 12 absentions.

La séance ne s'est toutefois pas déroulée sans accrochages. Les États-Unis en ont profité pour cracher leur fiel sur ce qu'ils voient comme « un effort de promouvoir ''la gouvernance mondiale'' au détriment du droit souverain des États de gérer leurs systèmes des migrations ». Ils se disent surtout préoccupés par le terme « pacte » qui, selon eux, implique une obligation juridique. En d'autres termes, ils perçoivent cet accord comme contraignant, ce que nient l'ONU et les États libéraux qui l'ont appuyée dans la démarche.

« Chez nous [...] les clandestins ne sont pas ''irréguliers''. Ils sont ''illégaux, ils violent la loi et les politiques d'immigration et sont passibles de poursuites et de déportation'' ». Voilà ce qu'avait à déclarer le délégué des États-Unis à l'Assemblée générale concernant les clandestins.

Un autre délégué, celui de la Hongrie, n'a pas été plus tendre à l'endroit de l'ONU et de son pacte. Un pacte qu'il a qualifié de « déséquilibré », lequel risque d'exacerber les flux migratoires dans le monde, comme « lorsque des centaines de milliers de migrants ont ''envahi illégalement'' [la Hongrie], ''provoquant des troubles, vandalisant les biens et s'attaquant même violemment aux forces de police'' ».

Sans surprise, le délégué canadien, Marc-André Blanchard, a préféré adopter un autre ton. M. Blanchard a affirmé qu'il considérait le Pacte comme une « ''étape historique'' qui représente notre compréhension commune du phénomène des migrations et la nécessité de se mobiliser au sein du système de l'ONU pour gérer une question mondiale complexe qu'aucun pays ne peut résoudre seul ».

Autre pays autre moeurs.

Nous avons besoin de votre aide !

Le premier ministre Justin Trudeau s'est allié aux médias traditionnels en leur offrant près de 600 millions de dollars. Au média Le Peuple, nous refusons toute aide gouvernementale. Afin de survivre et de devenir un véritable média de masse indépendant, nous avons cependant besoin de votre implication. Vous pouvez faire la différence.

Aidez-nous financièrement en achetant un abonnement :

Acheter un abonnement

Suivez notre journal afin de ne rien manquer de nos derniers articles :

Suivre le journal

Que pensez-vous de cet article ?