« Ils pourront faire la part des choses »

« Ils pourront faire la part des choses »

mer, 13/02/2019 – 16:33
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C'est ce qu'a dit Reporters sans frontières de l'ensemble des auditoires des médias, lors d'un comité parlementaire à Ottawa.

Voici la ou les sources de cet article : The Post Millennial et Chambre des communes / Voici la source de la photo : Engin_Akyurt, CC0

Le Sous-comité des droits internationaux de la personne du Comité permanent des affaires étrangères et du développement international recevait, par vidéoconférence, le 5 février dernier, des représentants de Reporters sans frontières et de Human Rights Watch. L'objet de cette rencontre ? Poursuivre l'étude du sous-comité sur « l'état de la liberté de la presse dans le monde ». À l'ordre du jour ? Le Venezuela et le Myanmar.

Ainsi, les parlementaires cherchaient, entre autres, à déterminer ce que le Canada pouvait faire pour contribuer à l'essor d'une presse libre dans des pays où le gouvernement exerce un contrôle sur l'information.

Ironiquement, l'administration Trudeau a récemment affiché sa volonté d'influencer l'écosystème médiatique au pays en offrant un crédit d'impôt à certains joueurs de l'industrie et en dévoilant son « plan pour protéger l'élection canadienne de 2019 ».

Poser les bonnes questions

C'est le directeur du bureau en Amérique latine chez Reporters sans frontières, Emmanuel Colombié, qui a ouvert le bal avec une description de l'état de la liberté de la presse et de la libre circulation de l'information au Venezuela. Il était suivi de la conseillère juridique de Human Rights Watch, Linda Lakhdhir, qui a livré pour sa part un témoignage sur la situation au Myanmar.

Les parlementaires ont ensuite posé leurs questions à tour de rôle, aiguillonnant l'un et l'autre des invités sur la situation dans les deux pays à l'étude. Quelques-uns se sont interrogés sur le rôle que le Canada pourrait avoir dans l'essor d'une presse libre là-bas et ailleurs ainsi que sur l'impact qu'a eu la venue de l'Internet au Venezuela et au Myanmar.

Mais alors que la réunion tirait à sa fin, le député conservateur Kevin Sorenson a demandé l'avis du directeur de Reporters sans frontières sur l'intervention des gouvernements afin de contrer l'emploi de la satire dans l'univers médiatique d'aujourd'hui.

Ce à quoi M. Colombié a répondu qu' « un gouvernement a la responsabilité, non pas de dire aux journalistes quoi faire, mais plutôt de travailler à éduquer les jeunes générations sur ce qu'est un journal satirique, une agence de presse ou un journal de droite ou de gauche ». « Une fois que les auditoires et les lecteurs auront toutes ces informations à leur disposition, ils pourront faire la part des choses [...] », a-t-il ajouté.

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