George Soros : des forces « odieuses » menacent l'Europe

George Soros : des forces « odieuses » menacent l'Europe

mer, 13/02/2019 – 15:39
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L'homme d'affaires est inquiet de la montée du populisme et craint le démantèlement de l'Union européenne.

Voici la ou les sources de cet article : Project Syndicate / Voici la source de la photo : Niccolò Caranti, WikimediaCC BY-SA 3.0

L'homme de toutes les causes, George Soros, craint le démantèlement de l'Union européenne (UE). Dans Europe, Please Wake Up, un article qu'il a signé pour le journal d'opinion Project Syndicate, le milliardaire demande aux Européens de se réveiller, sans quoi le projet de la grande Europe prendra fin à terme.

Pour George Soros, le monde a versé dans ce qu'il appelle un « déséquilibre radical ». C'est pourquoi il appréhende les élections européennes qui doivent se tenir en mai prochain, où certaines forces en présence, qui s'opposent à l'UE, pourraient faire des gains importants. Des forces, pour la plupart de droite, dont il déplore les succès sur l'échiquier politique européen et qu'il qualifie d'« odieuses ».

Ces « forces odieuses », M. Soros en nomme quelques-unes : l'Alternative für Deutschland (AfD), de l'Allemagne, ainsi que la Ligue du Nord et le Mouvement 5 étoiles en Italie.

Le mondialiste lance donc un cri du coeur et interpelle les leaders de l'UE pour qu'ils se renouvellent, car la direction actuelle, écrit-il, lui rappelle le Politburo au moment de l'effondrement de l'Union soviétique. Si la population et le cercle politique européens ne se réveillent pas, selon lui, « le rêve d'une Europe unie pourrait devenir le cauchemar du XXIe siècle ».

Selon toute vraisemblance, l'humeur de George Soros est à plat depuis quelque temps. Dans une entrevue qu'il avait accordée l'an dernier au New York Times, l'homme d'affaires avait affirmé qu'il était en train de perdre son pari de créer un monde libéré de ses frontières.

Il est vrai que les échecs politiques de M. Soros ont été multiples au cours de la dernière décennie. Aux États-Unis par exemple, il avait dépensé plus de 20 millions pour soutenir le candidat démocrate John Kerry, le grand perdant des élections présidentielles de 2004. Même résultat en 2016, où M. Soros avait versé 25 millions dans les coffres de l'équipe Clinton. On connaît la suite.

L'octogénaire n'a pas eu la vie plus facile outre-Atlantique. En 2015, le président russe Vladimir Poutine a ordonné l'expulsion de l'organisation phare du clan Soros, l'Open Society Foundations (OSF), l'accusant de représenter une « menace » pour la sécurité de son pays. En Hongrie, son pays natal, M. Soros est aujourd'hui persona non grata.

Enfin, il y eut la victoire du Brexit, au Royaume-Uni, un autre échec qui a consterné le milliardaire, à tel point qu'il a fait don de plus de 500 000 $ à un groupe qui promeut l'idée de tenir un deuxième référendum pour annuler le premier.

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