Les anglophones de Montréal se disent peu écoutés par Québec

Les anglophones de Montréal se disent peu écoutés par Québec

jeu, 16/05/2019 – 13:05
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Le Quebec Community Group Network s'indigne qu'on veuille vider des écoles anglophones pour accommoder le réseau francophone.

Voici la ou les sources de cet article : The Montreal Gazette, Gouvernement du Québec et La PresseVoici la source de la photo : Courtoisie

Le ministre de l'Éducation, Jean-François Roberge, aurait préféré que la lettre qu'il avait envoyée le 9 mai au personnel de trois écoles anglophones du nord-est de Montréal ne soit pas rendue publique. Or, c'est le contraire qui est arrivé, l'English Montreal School Board (EMSB) s'étant aussitôt fait un devoir d'en informer les médias.

Le président du Quebec Community Groups Network (QCGN), Geoffrey Chambers, pour sa part, a fait parvenir un article d'opinion au Montreal Gazette, enjoignant le gouvernement de François Legault à faire preuve de plus d'ouverture envers la communauté anglophone dans la province.

M. Chambers réagissait ainsi à la décision du ministère de l'Éducation de transférer trois établissements scolaires administrés par la EMSB dans Saint-Léonard et Montréal-Nord afin d'y accueillir 3 000 élèves de la Commission scolaire de la Pointe-de-l'Île au cours de la prochaine année scolaire.

Si M. Roberge affirme qu'il est prêt à invoquer la loi pour s'assurer du transfert d'écoles, il a toutefois invité la EMSB à lui transmettre ses commentaires au sujet des élèves ayant des besoins spéciaux dans les trois établissements ciblés par son ministère, et ce, jusqu'au 10 juin.

La communauté anglophone du Québec se bat envers et contre tous

« Notre communauté dispose d'un droit constitutionnel qui lui permet de contrôler et de gérer ses écoles. Le gouvernement [québécois] ne peut pas retirer et redéployer nos infrastructures scolaires arbitrairement », est-il écrit dans la lettre publiée dans le Montreal Gazette mardi dernier.

« Le surpeuplement des commissions scolaires francophones résulte de décisions du gouvernement [québécois] et les solutions se trouvent au ministère de l'Éducation ainsi qu'au sein des commissions scolaires francophones », ajoute le président du QCGN pour qui l'impossibilité de la communauté anglophone de faire valoir ses inquiétudes auprès de l'administration Legault illustre son besoin pour des commissions scolaires fortes et élues démocratiquement.

Christopher Skeete, l'adjoint parlementaire du premier ministre pour les relations avec les Québécois d'expression anglaise, n'a pas tardé à répondre aux doléances de M. Chambers, déclarant que « le QCGN s'indigne et fait des amalgames sur divers sujets qui ne sont pourtant pas reliés ».

M. Skeete refuse en effet l'argument selon lequel « les relations entre le gouvernement et les Québécoises et Québécois d'expression anglaise ont connu un net déclin ces derniers mois ». Au contraire, l'adjoint parlementaire du premier ministre soutient qu'il « a rencontré des représentants de QCGN a plusieurs reprises » et pas plus tard qu'en février.

« Le QCGN n'est pas l'unique interlocuteur du gouvernement et les Québécois d'expression anglaise peuvent compter sur l'existence de près d'un millier d'organismes et d'institutions », a tenu à rappeler M. Skeete. « Au-delà de QCGN, nous avons obtenu des échos positifs de la part d'autres organismes de la communauté d'expression anglaise du Québec », a-t-il conclu.

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