Quatre femmes contre Donald Trump

Quatre femmes contre Donald Trump

jeu, 18/07/2019 – 16:00
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Ilhan Omar, Alexandra Ocasio-Cortez, Rashida Tlaib et Ayanna Pressley : qui sont-elles et que veulent-elles ?

Voici la ou les sources de cet article : Wikipedia #1#2#3#4 et #5, TV5 Monde, CNN et The Daily Beast / Voici la source de la photo : Montage

Une partie de l'Amérique les déteste, mais l'autre les louange. lhan Omar (Minnesota), Alexandra Ocasio-Cortez (New York), Rashida Tlaib (Michigan) et Ayanna Pressley (Massachusetts) forment le fameux « Squad », l'« escouade » féminine qui, ces jours-ci, fait parler d'elle pour sa guerre qu'elle livre au président Donald Trump.

Alexandra Occasio-Cortez : à gauche toute !

Il faut dire d'entrée de jeu que le Squad est au goût du jour. Quatre femmes nouvellement élues à la Chambre des représentants, toutes d'origine ethnique et toutes se revendiquant d'une gauche plus radicale que traditionnelle. Voilà qui ne peut que plaire à la génération des millénaires démocrates qui se vautre dans la complaisance à l'égard des critiques de la société américaine.

Une complaisance qui se ressent davantage chez Tlaib et Occasio-Cortez, toutes deux membres des Socialistes démocrates d'Amérique (Democratic Socialists of America). Environnementaliste de la première heure, Occasio-Cortez a coparrainé le fameux « Green New Deal », une démarche qui vise à sauver les États-Unis – et le monde entier – d'une catastrophe écologique.

La représentante souhaiterait par ailleurs la mise sur pied d'un système de santé universel, la fin des frais de scolarité, y compris dans les universités, l'annulation de la dette estudiantine, l'abolition de la législation américaine en matière d'immigration et la mise en oeuvre d'une politique énergétique reposant sur une énergie 100 % renouvelable.

Très active sur les réseaux sociaux, elle a déclenché la polémique à la mi-juin en comparant les camps de rétention pour migrants érigés à la frontière américaine à des « camps de concentration ».

Ilhan Omar et Rashida Tlaib : un combat acharné contre Israël

A priori, le parcours d'Ilhan Omar est exceptionnel. Née en Somalie en 1982, à huit ans elle se retrouve dans un camp de réfugiés au Kenya, où elle n'en sortira que quatre ans plus tard. Aux États-Unis, elle fait des études en économie, en science politique et en relations internationales. En novembre 2018, elle est élue à la Chambre des représentants pour le Minnesota. Elle et Rashida Tlaib deviennent par le fait même les premières femmes musulmanes à entrer au Congrès.

A posteriori, par contre, le tableau de la Somalienne est légèrement noirci. Car les accusations d'antisémitisme pleuvent à son endroit. Omar a craché à de multiples reprises son fiel contre Israël, ce qui lui a valu des semonces de son propre parti et de la présidente de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, que l'on ne peut suspecter de visées républicaines.

Quant à Rashida Tlaib, née dans une famille d'origine palestinienne, elle soutient ouvertement Boycott, désinvestissement et sanctions, un mouvement anti-israélien. Elle aussi a fait parler d'elle à plusieurs reprises, entre autres pour des propos tenus sur l'Holocauste.

Une guerre sans merci

Les quatre femmes ont un autre point en commun : elles haïssent Donald Trump au plus haut degré. La dernière bataille entre les cinq pugilistes concerne un tweet du président dans lequel il a déclaré que les quatre élues démocrates devraient quitter les États-Unis et retourner dans leur pays d'origine plutôt que de faire la leçon aux Américains.

Un tweet qui a valu à Trump d'être traité de raciste aux quatre coins de l'Amérique, sinon aux quatre coins du globe, surtout que trois des quatre femmes du « Squad » sont précisément nées aux États-Unis. Comble de l'ironie : The Daily Beast, dans son édition de mercredi, nous apprenait qu'un sondage Reuters/Ipsos montre que l'appui au président a augmenté parmi les électeurs républicains après sa dernière escarmouche avec ses quatre ennemies.

Ces hostilités ne risquent pas de s'estomper au cours des mois à venir, car les prochaines présidentielles ont lieu en novembre 2020. D'ici là, il faudra voir comment le Parti démocrate saura composer avec la présence de cette escouade turbulente formée de quatre recrues qui, disons-le, n'aident pas toujours leur cause.

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