Les autorités ont à l'oeil une association d'étudiants musulmans

Les autorités ont à l'oeil une association d'étudiants musulmans

mar, 20/11/2018 – 13:15
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La GRC et le SRCS cherchent à en savoir plus sur certains étudiants radicalisés de la Muslim Students' Association.

Voici la ou les sources de cet article : The Varsity / Voici la source de la photo : CC0

Le journal The Varsity, destiné à la clientèle estudiantine de l'Université de Toronto, a rapporté que le bureau de l'association musulmane de l'endroit avait été visité à quelques reprises au cours des trois dernières années par des agents de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) et du Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS). Au moins un membre du bureau aurait même eu droit à une visite à son propre domicile.

En règle générale, les enquêteurs veulent en savoir plus sur des cas d'étudiants radicalisés. La dernière de ses visites a eu lieu l'été dernier au 21 Sussex Avenue, à Toronto, le siège de la Muslim Students' Association (MSA) de l'Université de Toronto. L'agent de la GRC aurait voulu obtenir des informations sur un des anciens membres de l'association.

À la MSA de Toronto, on se dit préoccupé par la situation. « Ce genre de choses ne devrait pas être considéré comme normal [...]. Nous parlons de la sécurité et du bien-être des étudiants de [l'Université de Toronto], en particulier des étudiants religieux. Ce n'est pas une blague », ont déclaré des membres du conseil de direction, qui ont été prompts à voir dans ses actes une forme d'islamophobie.

Jasmin Zine, professeure de sociologie et d'études islamiques à l'Université Wilfrid-Laurier, a pour sa part révélé que de nombreuses autres MSA ailleurs au pays ont également reçu la visite d'agents de la GRC et du SCRS. Mme Zine croit que ces démarches témoignent d'une volonté chez les autorités de s'adonner à du profilage racial et religieux.

Profilage racial et religieux : vraiment ?

Ces déclarations des membres de la MSA de l'Université de Toronto et de Jasmin Zine reposent sur des raccourcis faciles qui témoignent d'une tendance lourde dans les milieux libéraux : faire croire que la communauté musulmane lave plus blanc que blanc. Pourtant, il suffit de quelques exemples pour nous rappeler certaines évidences.

Iqra Khalid, la complice islamiste de Justin Trudeau, a dirigé la MSA de l'Université York, à Toronto, dont elle a rédigé la constitution, selon ses propres dires. Fait peu banal, puisque la charte de la MSA précise qu'il s'agit d'une organisation salafiste, donc portée par le courant fondamentaliste de l'islam sunnite. À l'article 8.03, il est clairement mentionné que le conseil de direction doit s'efforcer d'adhérer à la charia.

En février 2015, au moment où Mme Khalid avait les yeux rivés sur les élections de novembre, son ancienne association, dans le cadre de la Semaine de sensibilisation à l'islam, distribuait un livre intitulé Women in Islam and Refutation of some Common Misconceptions. L'auteur, un Saoudien, y explique que l'époux est autorisé à battre son épouse dans certaines circonstances et que des femmes peuvent même aimer se faire battre « en signe d'amour et d'inquiétude ». On aurait aimé entendre la députée libérale s'exprimer sur ce sujet.

Awso Peshdary, qui faisait partie d'une cellule de l'État islamique (EI) à Ottawa, avait participé à des conférences de la MSA provenant du Algonquin College, à Ottawa. Khadar Khalib et John Maguire, deux autres Canadiens qui ont rejoint l'État islamique, ont été membres de la MSA, le premier à l'Algonquin College, le second à l'Université d'Ottawa.

D'autres djihadistes canadiens ont été liés de près ou de loin à la Muslim Students' Association. Parmi ceux-là : Qutbi al-Mahdi, de l'Université McGill, ainsi que Samir Halilovic, Youssef Sakhir, Sayed Zakria Habibi, Assane Kamara et Chiheb Esseghaier, tous de l'Université de Sherbrooke.

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