La marque Gillette embarque à fond dans l'ingénierie sociale

La marque Gillette embarque à fond dans l'ingénierie sociale

jeu, 17/01/2019 – 17:00
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Une nouvelle publicité de la marque détenue par Proctor and Gamble fait le procès de la pseudo « masculinité toxique ».

Voici la ou les sources de cet article : Daily Mail, YouTube, American Thinker, Journal de Montréal, Jezebel et Le MondeVoici la source de la photo : Mr.TinDC, FlickrCC BY-ND 2.0

Ça y est, les recommandations de l'American Psychological Association (APA) à l'effet de transformer une culture de la masculinité qui serait intrinsèquement « toxique » ont trouvé un écho dans le monde de la publicité. La marque Gillette s'est prêtée au jeu de la mise en accusation des hommes en lançant une campagne publicitaire conçue par une féministe radicale qui ne fait pas dans la dentelle.

Une féministe radicale travaille pour Gillette

En effet, une féministe ultraradicale, Kim Gehrig, a été mise à contribution par l'agence new-yorkaise Grey Advertising pour concevoir un clip publicitaire qui s'adresse aux hommes pour qu'ils prennent conscience de leur « masculinité toxique » afin de devenir de « meilleurs humains » en définitive.

Le slogan de Gillette qui était « The best a man can get » (Le mieux qu'un homme puisse avoir) est réinterprété pour les besoins de la cause féministe et prend la forme d'une question pernicieuse : « Is this the best a man can get ? » (Est-ce que ça, c'est le mieux qu'un homme puisse avoir ?), en référence à cette « masculinité toxique » qu'il convient d'éradiquer au plus vite.

Un protagoniste de race noire y prend le crachoir pour nous prévenir que « We ? We believe in the best in men » (Nous ? [les hommes roses], nous croyons en ce qu'il y a de mieux pour l'homme) et en profite pour faire l'apologie de la délation en affirmant que « Men need to hold other men accountable » (Les hommes doivent rendre les autres hommes imputables [de leurs gestes]).

Les hommes hétérosexuels sont des prédateurs

Profitant du mouvement de délation de masse MeToo, cette campagne laisse entendre que les hommes [surtout les hommes blancs hétérosexuels] tirent parti d'une culture de la « masculinité toxique » qui favorise la brutalité envers les plus faibles à l'école, le pinçage de fesses en public ou le rabaissement des femmes sur les lieux de travail. De fait, ce clip pernicieux n'a pas été conçu pour vendre un nouveau produit de rasage, mais plutôt en qualité de message politique destiné à culpabiliser les hommes.

Kim Gehrig, directrice artistique de ce clip coup-de-poing a déjà confié au réseau CNBC qu'« à la fin de la journée, le débat provoqué [par cette publicité] est ce qui compte vraiment. Ceci fait en sorte que les gens prêtent attention au sujet voulu et les encourage à poser des gestes afin de faire une différence ».

Malheureusement pour Mme Gehrig, une campagne de boycottage des produits Gillette est devenue virale sur les médias sociaux et la vidéo mise sur YouTube s'est méritée une volée de bois vert.

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