NewsGuard à la tête des censeurs du Web

NewsGuard à la tête des censeurs du Web

mer, 30/01/2019 – 20:15
Posté dans :
1 commentaire

L'entreprise spécialisée dans le pistage des « fausses nouvelles » est conseillée par des ex-hauts dirigeants américains.

Voici la ou les sources de cet article : Money Control, NewsGuard, Breitbart #1 et #2Voici la source de la photo : Time3000, Wikimedia, CC BY-SA 3.0 (Ajout d'un dégradé en arrière-plan)

L'entreprise NewsGuard, laquelle offre une extension pour différents navigateurs destinée à évaluer les sites Internet suivant leur propension à véhiculer de fausses nouvelles, vient de voir sa crédibilité mise à l'épreuve par ceux-là mêmes qu'elle dénonce.

Preuve à l'appui, deux médias américains conservateurs, Drudge Report et Breitbart, affirment avoir fait les frais de l'outil proposé par NewsGuard relativement à la publication de nouvelles sur leur site qui se sont avérées justes et véridiques tandis que d'autres pages web, propageant elles de fausses nouvelles, ont le champ libre.

Selon Breitbart, NewsGuard s'emploierait à cibler des sites Internet révélant des primeurs régulièrement au lieu de traquer les fausses nouvelles.

Un outil de censure au conseil consultatif composé de gens influents

NewsGuard se présente comme un outil gratuit disponible pour les navigateurs Chrome de Google, Edge de Microsoft, Firefox de Mozilla et Safari d'Apple. L'extension est installée par défaut sur Microsoft Edge. Une de ses particularités est qu'elle est basée sur le travail de journalistes professionnels et de « rédacteurs en chef d'expérience » plutôt que sur le calcul d'algorithmes.

Mais à creuser plus en profondeur, on constate que sous ces apparences d'objectivité se cachent peut-être des intérêts particuliers ou au diapason avec la pensée dominante d'aujourd'hui.

C'est ainsi que Breitbart nous apprend que quatre des sept membres du conseil consultatif de NewsGuard sont d'anciens hauts dirigeants sous les présidences de Bill Clinton, Barack Obama et George W. Bush aux États-Unis. Et non pas des moindres.

Deux d'entre eux ont en effet occupé des fonctions en lien avec la sécurité nationale américaine. C'est le cas de Tom Ridge, qui fut secrétaire au Département de la Sécurité intérieure sous George W. Bush. Le général Michael Hayden, pour sa part, a oeuvré en tant que directeur de la CIA, de l'Agence de Sécurité nationale (NSA) américaine. Il a également travaillé comme sous-directeur principal du Renseignement national au cours de la présidence de George W. Bush.

Les deux autres, en plus d'avoir servi en politique, proviennent de l'univers des médias. C'est le cas de Richard Stengel, ex-rédacteur en chef pour le Time Magazine et sous-secrétaire d'État à la diplomatie publique et aux affaires publiques sous Barack Obama. Le Président directeur général de l'entreprise de relations publiques Burson-Marsteller, Don Baer, s'ajoute au quatuor, lui qui a été Président du Conseil d'administration de la chaîne de télévision publique américaine PBS et a été nommé au poste de Directeur des communications pour la Maison-Blanche sous Bill Clinton.

Notons que la « mise à l'index » de NewsGuard inclue aussi les sites Internet Daily News et Wikileaks.

Nous avons besoin de votre aide !

Le premier ministre Justin Trudeau s'est allié aux médias traditionnels en leur offrant près de 600 millions de dollars. Au média Le Peuple, nous refusons toute aide gouvernementale. Afin de survivre et de devenir un véritable média de masse indépendant, nous avons cependant besoin de votre implication. Vous pouvez faire la différence.

Aidez-nous financièrement en achetant un abonnement :

Acheter un abonnement

Suivez notre journal afin de ne rien manquer de nos derniers articles :

Suivre le journal

Que pensez-vous de cet article ?