La DPJ aide-t-elle vraiment les enfants de parents séparés ?

La DPJ aide-t-elle vraiment les enfants de parents séparés ?

ven, 08/02/2019 – 18:15
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Une femme offre un témoignage bouleversant à propos des difficultés qu'a vécues un proche avec l'organisme gouvernemental.

Voici la ou les sources de cet article : Radio XVoici la source de la photo : CC0

« Y'arrive un point où l'enfant est oublié dans tout ça. Ça devient la DPJ contre le père ». C'est ce qu'a affirmé Michelle, qui n'a pas voulu donner davantage de détails sur son identité, à l'émission Marceau le soir mercredi dernier sur les ondes de Radio X.

Michelle était invitée à témoigner sur les difficultés qu'a vécues un de ses proches avec la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ) alors qu'il était séparé de sa conjointe.

Un cas d'aliénation parentale

Celle qui a accepté de se confier au micro de Yannick Marceau voulait partager l'expérience d'un proche aux prises avec la DPJ dans ce qui a toute l'apparence d'un cas d'aliénation parentale. L'aliénation parentale renvoie généralement aux tentatives d'un parent de monter son enfant contre son ex-conjoint ou ex-conjointe.

Dans son témoignage, Michelle nous parle d'un homme, séparé, qui aurait eu des démêlés avec la DPJ alors que son enfant était en bas âge.

Plainte après plainte, dont une provenant de quelqu'un de très proche de la famille de l'ex-conjointe, l'homme en question se retrouve dans la ligne de mire de l'organisation gouvernementale. Or, l'intervenante responsable du dossier prend un parti pris pour la mère, malgré le témoignage de l'enfant, qui penche plutôt du côté de son père et préfère demeurer avec lui.

La recommandation de la DPJ, après avoir effectué son évaluation, est d'envoyer l'enfant dans une famille d'accueil afin de le « reprogrammer ». Aucune famille d'accueil n'étant disponible, le père profite de cette chance pour que soit effectuée une autre évaluation psycholégale de l'enfant. Ce n'est toutefois pas assez pour convaincre la juge de la Chambre de la jeunesse, qui, s'appuyant sur les évaluations psychosociales entreprises par l'intervenante attitrée au dossier, donnera finalement raison à la mère.

La faute à la DPJ... et au système de justice québécois

Après avoir été témoin de cette affaire, Michelle adresse plusieurs critiques à la DPJ. D'une part, elle se désole du fait que plusieurs intervenants se relaient lors des suivis. C'est ce qui est arrivé à l'homme qu'elle dit connaître.

Ensuite, pour Michelle, l'expertise des intervenantes de la DPJ n'est pas toujours au rendez-vous. Dans le cas qu'elle cite, l'intervenante affairée au dossier dans un premier temps n'était pas une travailleuse sociale, mais possédait des « droits acquis » dans le domaine.

D'autre part, Michelle croit qu'il existe de la complaisance entre les avocats mandatés par la DPJ, ceux engagés par les parents et ceux représentant les enfants par l'entremise de l'aide juridique. Elle soupçonne également que peu de temps est consacré à l'enfant par l'avocat qui le prend en charge, les honoraires offerts par l'aide juridique n'étant pas aussi alléchants qu'ailleurs.

Enfin, nous dit Michelle, les enfants sont les grands perdants de ces chicanes qui prennent une tournure cruelle lorsque vient le temps d'y mêler la justice. Et ces enfants ont une compréhension de ce qu'il leur arrive : certains s'en parleraient même à l'école.

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