SNC-Lavalin : la version des libéraux contredite à nouveau

SNC-Lavalin : la version des libéraux contredite à nouveau

jeu, 21/03/2019 – 12:00
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L'entreprise n'aurait jamais parlé de pertes d'emploi afin d'obtenir un accord de réparation, selon son PDG Neil Bruce.

Voici la ou les sources de cet article : CBC News, BNN Bloomberg et Twitter / Voici la source de la photo : Alex Guibord, Flickr, CC BY 2.0

L'administration Trudeau continue de s'embourber relativement à l'affaire SNC-Lavalin. Si les libéraux se croyaient tirés d'affaire, eux qui ont réussi à mettre fin à l'étude portant sur les soupçons d'ingérence politique par Ottawa dans ce dossier, voilà que le président-directeur général de l'entreprise, Neil Bruce, vient contredire certains éléments contenus dans la version du gouvernement fédéral.

C'est ainsi qu'on apprend que non seulement SNC-Lavalin n'avait pas l'intention de déménager son siège social à l'extérieur du Canada, mais que la multinationale n'a jamais soulevé de possibles pertes d'emplois chez ses travailleurs comme raison justifiant un accord de réparation de la part d'Ottawa.

Des pressions indues. Et de mauvaise foi

Ce n'est pourtant pas ce qu'avait affirmé l'ex-ministre de la Justice Jody Wilson-Raybould lors de son témoignage devant le Comité permanent de la justice et des droits de la personne.

Selon ses propres aveux, Mme Wilson-Raybould se serait fait dire que SNC-Lavalin considérait quitter Montréal pour établir son siège social ailleurs dans le monde. Elle avait cité Londres, en Grande-Bretagne, comme possible destination.

Or, le PDG de SNC-Lavalin, Neil Bruce, a démenti cette information : d'aucune façon il n'aurait menacé de faire une telle chose, a-t-il déclaré en entrevue au réseau BNN Bloomberg.

Quant aux inquiétudes de l'entreprise relativement à la perte de 9 000 emplois advenant un procès, un argument qu'aurait servi le premier ministre Justin Trudeau à Mme Wilson-Raybould dans l'espoir de la voir intervenir afin de permettre à la multinationale d'obtenir un accord de réparation, le PDG de SNC-Lavalin s'est montré catégorique. « C'est faux et nous n'avons jamais dit ça », a soutenu M. Bruce.

Celui-ci a toutefois reconnu que certains de ces 9 000 postes pourraient être en jeu si la crise à Ottawa devait perdurer.

Pour le PDG de SNC-Lavalin, les employés de l'entreprise sont ceux qui, en fin de compte, subissent les contrecoups du conflit politique opposant les libéraux aux conservateurs au Parlement alors que les Canadiens se dirigent vers des élections cet automne.

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