Plaidoyer pour la récupération des contenants uni-service

Plaidoyer pour la récupération des contenants uni-service

mar, 30/04/2019 – 20:30
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Dans une lettre ouverte, un citoyen nous fait part de ses suggestions pour réduire le gaspillage des récipients jetables.

Voici la source de la photo : CC0

Le texte ci-dessous est un article d'opinion écrit par un de nos lecteurs, Michel J. Grenier, et relayé par le journal Le Peuple. Il a été légèrement modifié, mais le propos demeure identique. Vous pouvez nous envoyer votre propre article d'opinion en cliquant ici.

Dans le domaine des boissons gazeuses, des jus, des boissons énergisantes et de l'eau, il y a deux marchés bien distincts : le marché chaud et le marché froid, ce dernier étant très très lucratif pour les compagnies en raison des marges de profit qui peuvent être réalisées.

Le marché chaud consiste à acheter vos breuvages en tablettes, souvent à escomptes, dans les magasins d'alimentation, à les apporter chez vous et à les réfrigérer vous-mêmes. Le marché froid est un marché impulsif. Il fait très chaud, vous voyez une distributrice automatique attrayante et cela vous donne envie d'acheter pour consommation immédiate.

La majorité du problème de pollution provient du marché froid puisque, sans consigne ou une consigne trop basse, datant des années 80, années où les embouteilleurs du Québec ont instauré le système québécois de consigne, le consommateur jette son contenant vide dans l'environnement immédiat.

La solution pour réduire drastiquement et rapidement les contenants de plastique, les contenants de jus et boissons énergisantes à usage unique, est pourtant fort simple.

Il s'agit, pour le ministre de l'Environnement, de mettre ses culottes, convoquer les présidents de Coca-Cola, Pepsi-Cola, Nestlé, etc., et de leur donner un très court délai pour mettre une consigne minimum de 10 cents sur tous les contenants à remplissage unique, sinon interdiction totale immédiate d'en vendre dans toutes distributrices automatiques ou manuelles, portes réfrigérées, chambres froides, etc.

En ce qui concerne la SAQ, une consigne minimum de 1 $ par bouteille de vin, sinon changement d'administrateurs au CA de la SAQ. Le président du syndicat m'a dit que les employés sont prêts à ramasser les bouteilles vides et les ramener. Ce sont les patrons qui ne veulent pas. On pourrait aussi standardiser les bouteilles de vin et faire en sorte que les caisses de 12 bouteilles soient faites en plastique lavable plutôt qu'en carton à usage unique.

Vous verrez les présidents rallier l'opinion du ministre très rapidement. Quand j'étais embouteilleur, je remplissais la même bouteille 50 fois avant de la broyer et retourner le verre concassé aux centres de recyclage ou compagnies de verre qui les utilisaient pour refaire des bouteilles de bière. Pas drôle d'utiliser 50 contenants au lieu d'un seul pour vendre la même quantité de contenu...

Pas surprenant que nos océans et notre environnement soient pleins de plastique !

Ensemble, agissons !

Michel J. Grenier

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