Quand des Québécois de toutes les origines nous parlent d'amour

Quand des Québécois de toutes les origines nous parlent d'amour

ven, 12/07/2019 – 08:15
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Ni de gauche ou de droite : le Mouvement Immigrants, Québécois, Unis et Affirmés va de l'avant avec pragmatisme et optimisme.

Voici la ou les sources de cet article : Entretien avec Jackson Bladi, YouTube et M.I.Q.U.A / Voici la source de la photo : Capture d'écran

Le Mouvement Immigrants, Québécois, Unis et Affirmés (M.I.Q.U.A) se sera surtout fait connaître avant l'adoption du projet de loi 21 sur la laïcité par le gouvernement de François Legault, un des cofondateurs de l'organisation l'ayant activement soutenu via des vidéos enregistrées et diffusées sur YouTube.

Le « M.I.Q.U.A se présente [...] comme une plateforme d'union entre immigrants et Québécois pour harmoniser le vivre-ensemble en mettant de l'avant le respect mutuel et la démocratie ». Plus qu'un simple groupe de discussion, l'organisation comportant 150 membres d'origines diverses ou de descendance canadienne-française se veut aussi un outil permettant une participation efficace au développement de l'économie, de la culture et de l'éducation au Québec.

Ni un mouvement de gauche ni un mouvement de droite, le « M.I.Q.U.A est simplement la voix du peuple québécois uni et affirmé », peut-on lire sur leur site internet. Le Peuple s'est entretenu avec Jackson Bladi, le porte-parole de ce groupe qui promet de laisser sa griffe dans la province.

Métissage entre pragmatisme et positivisme

Respect, loyauté, discipline. C'est un grand homme fort qui nous accueille à notre arrivée au point de rendez-vous déterminé dans le cadre de notre entretien : Jackson Bladi est vif, ne craint rien et insiste pour nous mettre le plus à l'aise possible. « Alors, ça va ? », finit-il par conclure avant que nous ne nous mettions définitivement à table.

Jackson est au Québec depuis 23 ans. L'Ivoirien d'origine a quitté son pays en raison du climat sociopolitique là-bas. Ce propriétaire d'entreprise lutte désormais en faveur des Québécois avec lesquels il dit n'avoir jamais vécu de mauvaise expérience.

Travaillant, positif : pour Jackson, le Québec a tout ce qu'il lui faut pour réussir par lui-même. Ou presque. Si les Québécois doivent apprendre à polir leur message sans quoi ils risquent de ne pas se faire écouter avec toute l'attention méritée, la barre doit d'autant plus être rehaussée en matière d'éducation et d'économie. Mais ce n'est pas tout, nous dit Jackson : les Québécois doivent s'adresser à eux-mêmes et définir entre eux ce qui les distingue du reste des nations du monde.

Le M.I.Q.U.A croit « qu'il faut militer pour les différences déjà acquises, et non encore officialisées pour la plupart, pour ainsi marquer l'aspect distinctif du Québec et faire du Québec une nation forte dans un Canada fort ». Ou en d'autres mots, rapatrier du gouvernement fédéral tous les champs de compétences correspondant à ces différences, notamment ceux liés à la langue, à la culture, à l'immigration de même qu'à la gestion de l'économie et du territoire québécois.

Sauf le partage d'une monnaie et d'une armée communes, l'organisation en vient à la conclusion que Québécois et Canadiens sont respectivement des sociétés distinctes à part entière ; un vrai rapport de force entre les deux nations ne peut naître qu'une fois toutes ces étapes franchies par le Québec.

Tournés vers l'avenir

L'organisation se réjouit, bien entendu, de l'adoption du projet de loi 21 par les caquistes avant la pause estivale à l'Assemblée nationale. Toujours est-il que le combat continue : un détail demeure à être éclairci pour le M.I.Q.U.A, soit celui des pénalités prévues en cas d'infraction à la loi. Des informations que le groupe aimerait voir publiées dans les médias « pour aider [à] la compréhension de tous ».

Le M.I.Q.U.A propose, en outre, qu'une motion expliquant les enjeux ayant cours dans la société québécoise et « soulignant l'importance de l'aspect laïque du Québec » soit rédigée afin d'assermenter les nouveaux arrivants à l'entrée des frontières québécoises.

Enfin, le groupe, qui tient une réunion mensuelle et annuelle, entrevoit la possibilité d'organiser un festival interculturel.

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