Réunification familiale : des délais d'attente inacceptables

Réunification familiale : des délais d'attente inacceptables

sam, 03/08/2019 – 11:15
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L'Association pour l'Aide à l'Immigration veut aider tous les Québécois peinant à faire venir leurs proches au pays.

Voici la ou les sources de cet article : Entretien Robert Stead, président de l'Association pour l'Aide à l'Immigration, Gouvernement du Canada / Voici la source de la photo : CC0

Le premier ministre Justin Trudeau prêche l'ouverture aux étrangers depuis qu'il est au pouvoir. Or, des sources émanant du fédéral donnent l'impression du contraire. L'on sait maintenant, par exemple, que le temps de traitement des dossiers d'immigration, toutes catégories confondues, était considérable en 2016 et en 2017 avec une moyenne de presque deux ans d'attente. Quant aux demandes de réfugiés, 15 mois étaient nécessaires pour leur analyse au cours de cette période.

Pour le président de l'Association pour l'Aide à l'Immigration (AAI), Robert Stead, avec qui Le Peuple s'est entretenu plus tôt au mois de juillet, l'administration des demandes de réunification familiale par Immigration, Réfugiés, Citoyenneté Canada (IRCC) est carrément inacceptable. M. Stead vit lui-même cette épreuve en tentant de rapatrier sa conjointe ainsi que ses deux filles possédant la citoyenneté canadienne de l'étranger. Un chemin de croix qu'il mène depuis près de 10 ans.

S'il soupçonne le gouvernement Trudeau d'avoir engorgé le système d'immigration par sa mauvaise gestion de la crise des réfugiés, les statistiques dévoilées jusqu'à présent par IRCC lui donnent pour l'instant raison.

Des sommes pouvant atteindre les centaines de milliers de dollars

Robert Stead aura dépensé pas moins d'un demi-million de dollars dans ce qu'il qualifie de parcours de combattant. Examens de biométrie payants et frais de demandes non remboursés par Ottawa, recours à un avocat en immigration, préparation et envoi de documents : l'homme d'affaires s'est buté à une série de refus au fil des années dont il comprend mal les raisons étant donné la facilité avec laquelle semblent entrer au pays les réfugiés illégaux. Perception d'iniquité, donc.

Ce sentiment d'injustice a été suffisamment fort pour pousser notre homme à se joindre à l'Association pour l'Aide à l'Immigration et à accepter la présidence de l'organisation. Car M. Stead n'est pas le seul dans son combat : nombreux sont les Québécois, natifs d'ici ou immigrants installés dans la province, qui font face à la bureaucratie fédérale dans leurs tentatives de rapatrier des membres de leur famille au Canada.

Une organisation qui veut venir en aide à tous

L'Association pour l'Aide à l'Immigration a été mise sur pied afin de soutenir ses membres contre ce que l'organisation considère être des abus de la part de fonctionnaires « anonymes » à IRCC.

L'AAI a comme mission de veiller à la défense des droits de ses membres durant le processus de traitement des demandes d'immigration. Entre autres moyens envisagés pour ce faire, l'organisation fera pression sur le gouvernement fédéral de façon à briser l'anonymat des fonctionnaires traitant ces dossiers et d'ouvrir la porte à la révision d'une décision jugée « arbitraire » par l'association.

L'Association pour l'Aide à l'Immigration s'assurera également du respect des chartes canadiennes et québécoises des droits et libertés dans les décisions rendues par les fonctionnaires d'IRCC. L'AAI s'oppose en effet à toute forme de discrimination en raison de l'âge, de l'état civil, de la religion, de l'orientation sexuelle, de la langue et de l'origine ethnoculturelle relativement aux demandes déposées en matière d'immigration.

Enfin, comme nous l'a affirmé son président en entrevue, l'organisation compte faire cause commune avec d'autres associations luttant en faveur d'une meilleure gestion des demandes en immigration par les autorités et cumulant elles aussi une expertise dans le domaine.

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