La crise à Hong Kong engendre des répercussions au Canada

La crise à Hong Kong engendre des répercussions au Canada

mar, 20/08/2019 – 10:15
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Des représentants des deux camps manifestent à Vancouver ; Chrystia Freeland se fait taper sur les doigts par la Chine.

Voici la ou les sources de cet article : The National Post et The Huffington Post / Voici la source de la photo : Gouvernement ukrainienCC BY 4.0

Il semble que la montée des tensions opposant les protestataires de Hong Kong aux autorités chinoises ait traversé l'océan Pacifique. C'est à tout le moins ce que l'on a pu constater samedi alors que des partisans des deux groupes s'étaient donné rendez-vous pour manifester près de la station de métro Broadway–City Hall à Vancouver.

Deux visions qui s'affrontent

D'un côté, les personnes présentes agitaient des drapeaux chinois en scandant des messages à saveur nationaliste, notamment « une seule Chine ». De l'autre côté, on pouvait apercevoir des individus appuyer les résidents de Hong Kong dans leur effort de défendre leurs droits démocratiques.

Notons que tout a débuté en juin dernier, alors que les premiers manifestants de Hong Kong sont descendus dans les rues pour s'opposer à un projet de loi qui devait autoriser l'extradition de certains suspects vers la Chine continentale.

Bien que cette initiative législative ait été suspendue, les protestataires réclament désormais son annulation, la démission de la chef de l'exécutif de Hong Kong, des élections respectant un processus démocratique ainsi que la tenue d'une enquête indépendante sur l'utilisation de la force par les autorités policières.

Fait intéressant : les deux camps s'imputent mutuellement la responsabilité pour l'escalade de la violence dans cette région semi-autonome chinoise.

Chrystia Freeland rabrouée par un diplomate chinois

La Chine semble à première vue avoir la compétence exclusive pour remédier au problème, mais la ministre des Affaires étrangères, Chrystia Freeland, en compagnie de son homologue de l'Union européenne (UE), Federica Mogherini, a tout de même jugé approprié de demander aux deux camps « de faire preuve de retenue, de rejeter la violence et de prendre des mesures urgentes pour désamorcer la situation ». Le Canada et l'UE, selon elles, veulent qu'un « degré élevé d'autonomie » soit conféré à Hong Kong.

Or, cette sortie de Mme Freeland n'a manifestement pas plu au porte-parole de l'ambassade de Chine au Canada. « La partie canadienne devrait être prudente sur ses paroles et ses actes », a-t-il déclaré après avoir demandé à la ministre des Affaires étrangères de « cesser immédiatement de s'immiscer dans les affaires de Hong Kong et les affaires intérieures de la Chine ».

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