Jihadi Jack veut quitter la Syrie et se réfugier au Canada

Jihadi Jack veut quitter la Syrie et se réfugier au Canada

mar, 20/08/2019 – 16:45
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S'étant vu retirer sa citoyenneté britannique, il ne lui reste plus qu'un seul choix : espérer qu'Ottawa lui tende la main.

Voici la ou les sources de cet article : The National Post #1 et #2Voici la source de la photo : Facebook

Le Royaume-Uni a retiré la citoyenneté de Jack Letts, un présumé terroriste surnommé « Jihadi Jack » par la presse britannique. Possédant la double citoyenneté canadienne et britannique, M. Letts espère dorénavant que le gouvernement canadien l'accueille à bras ouverts alors qu'il est actuellement détenu par les forces kurdes. « Je me suis toujours senti canadien, mon père est canadien, et de toute façon, je n'ai jamais été accepté en tant que Britannique dans mon enfance », a-t-il déclaré à la chaîne ITV News.

L'épopée de Jack Letts

Converti à l'islam durant son adolescence, le Canado-Britannique a décidé de se rendre en Syrie en 2014. Il a toutefois toujours nié avoir fait partie de l'État islamique (EI). Il aurait effectué son voyage en territoire syrien dans l'objectif, selon lui, de répandre la parole d'Allah et d'aider à renverser le gouvernement de Bachar el-Assad.

Islamiste convaincu, il avait alors tout abandonné, y compris ses parents. « Ils rejettent la religion de la vérité, alors je les rejette. Je déteste les Kouffar [non-croyants] et je suis libre d'eux. Mourez dans votre fureur », avait-il écrit à leur sujet sur les réseaux sociaux, leur enjoignant de se convertir.

Il semble s'être repenti depuis ce temps. « Dites à ma mère que je suis désolé. Dites à mon père que je suis désolé. Dites-leur que si je sors de cet endroit, je vais essayer de devenir une meilleure personne », avait-il déclaré à un fonctionnaire du gouvernement canadien qui avait réussi à prendre contact avec lui en janvier 2018.

Pas plus tard qu'en mars dernier, le Toronto Sun rapportait que le gouvernement Trudeau avait travaillé en catimini pour l'accueillir au pays. Cela dit, Ottawa avait démenti la nouvelle.

Londres a-t-elle entubé Ottawa ?

Selon le président du Comité permanent de la sécurité publique et nationale, le député libéral John McKay, Jack Letts pourrait échapper à la justice s'il parvenait à entrer au Canada. Ce qu'il faut savoir, c'est que les dispositions actuelles du Code criminel ne permettent pas de condamner un individu parti mener la guerre sainte à partir d'un autre pays que le Canada.

Il est donc d'avis que le Royaume-Uni s'est déchargé de ses responsabilités aux dépens des Canadiens. « Il a été élevé en Grande-Bretagne, il a été éduqué en Grande-Bretagne. Tout à propos de lui est britannique », a-t-il ajouté pour appuyer ses dires. On s'attend à ce que Justin Trudeau discute de la situation avec son homologue britannique Boris Johnson lors du sommet du G7 qui aura lieu le week-end prochain.

Toujours est-il que d'après le député conservateur Pierre Paul-Hus, le premier ministre doit « promettre aux Canadiens aujourd'hui qu'il ne tente pas de rapatrier Jihadi Jack au Canada ». D'après lui, « l'idée voulant que n'importe quelle personne qui s'est enrôlée pour combattre au nom de l'EI puisse être réadaptée est naïve et dangereuse pour la sécurité des Canadiens ».

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