Mais où est donc Babakr Mahmoud al-Rasul ?

Mais où est donc Babakr Mahmoud al-Rasul ?

ven, 23/08/2019 – 14:45
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L'homme, un ex-ministre de Saddam Hussein, s'est vu refuser l'asile au Canada, mais les autorités ne veulent dire où il est.

Voici la ou les sources de cet article : Global News / Voici la source de la photo : Domaine public

Le sort réservé à un ex-ministre irakien et ex-membre du cercle rapproché de Saddam Hussein, qui avait revendiqué le statut de réfugié au Canada parce que son pays ne voulait plus payer pour ses traitements de dialyse, relève du secret d'État, a appris Global News.

Babakr Mahmoud al-Rasul, ex-ministre irakien du Travail et des Affaires sociales de 1977 à 1989, avait fait sa demande d'asile en juin 2015 une semaine après avoir appris que l'Irak ne paierait plus ses soins médicaux. Mais le gouvernement canadien lui avait fermé la porte en raison de son passé au sein d'un régime accusé de violations des droits de l'homme et de crimes contre l'humanité.

Or, un juge de la Commission de l'immigration et du statut de réfugié du Canada (CISR) avait plus tard décidé que la demande de Rasul pouvait être acceptée, se rangeant à l'argument selon lequel il n'était aucunement responsable des atrocités commises par le gouvernement irakien.

C'était sans compter sur les avocats du ministère de la Sécurité publique qui ont interjeté appel de cette décision. En mars 2018, le juge d'appel de la CISR, Haig Basmajian, est revenu à la position initiale du gouvernement de ne pas permettre à Babakr Mahmoud al-Rasul de rester au pays.

Le problème est que ce dernier a disparu des radars depuis ce temps. Du moins, personne ne semble être au courant de ses allées et venues. Le plus surprenant est que l'Irakien est entré au Canada en 2012 et que son épouse a même travaillé à l'ambassade d'Irak à Ottawa. Et ce, malgré les antécédents de son mari. La lenteur bureaucratique aidant, le couple a ainsi pu respirer l'air canadien en toute quiétude pendant quelques années. Et peut-être le respire-t-il encore.

À Global News, l'Agence des services frontaliers du Canada (ASFC) a refusé de dire si Rasul avait été déporté ; même son de cloche au ministère de la Sécurité publique et de la Protection civile. Un porte-parole de ce dernier s'est contenté de déclarer que le Canada s'interdisait d'expulser qui que ce soit en Irak à cause des risques qui pèsent sur le pays.

Pourtant, selon Global News, Rasul n'était plus en Irak dès 1990 puisqu'il avait déménagé en Égypte où il avait obtenu le poste de directeur général de l'Organisation arabe du travail.

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